mardi, 29 avril 2008, 17:36
Ma rencontre avec les jeunes à L'ANPE de Corbeil Essonnes
Par Fadela Amara - Emploi des jeunes - Lien permanent
Lundi 28 avril je suis allée à l'ANPE de Corbeil Essonnes afin de rencontrer des jeunes qui sont à la recherche d'un emploi et qui sont aidés par le coaching intensif.
Je suis venue échanger avec eux sur leur expérience qui a inspiré la contrat d'autonomie une des mesures phares d'Espoir banlieues. Chez les jeunes cette mesure d'accompagnement des personnes a fait l'unanimité ; ils ont pu reprendre confiance en eux et y ont retrouvé la motivation nécessaire à la recherche d'un emploi. Regardez le reportage qui a été fait pendant la rencontre.
9 commentaires
Bien pour nos jeunes et pas "les" jeunes" mais celà existe depuis fort longtemps meme si "je" noius faisons moins de bruit que d autres , je soutiens des jeunes poteurs de projets en allant les chercher dans leurs quartiers alors tout va bien non ?
Nous sommes une association d'insertion par le travail installée dans la
ZUS NOAILLES-BELSUNCE à Marseille.
A ce jour nous ne savons presque rien sur le projet de la Secrétaire d'Etat
Madame Fadéla Amara intitulé " Espoirs Banlieues ".
Aussi, nous voudrions avoir plus d'informations sur ce projet, et notamment
sur les mesures concrètes pour aider les associations telles que la notre
afin d'aider la jeunesse des ZUS à s'insérer par le travail.
Très cordialement.
Ahmed
Bonjour madame la ministre,
C'est une bonne démarche que d'aller à la rencontre des jeunes étudiants, afin de les aider dans leurs démarches vers les entreprises. Mais je ne suis pas sure que ce soit là, une initiative concrète, quand aux problèmes des banlieues. Car n'ayons pas peur de dire les choses, les banlieues sont devenues un véritable vivier à problème, alors qu'il y a là, une richesse humaine extraordinaire.
J'ai vécu les premières années de ma vie à St-denis (dans le 93), puis j'ai eu mes années lycée et post-bac dans le 91 à Corbeil-Essonnes. Je me présente afin que vous soyez sure, que je comprends les problèmes rencontrés par cette jeunesse de banlieue.
De plus en plus de reportages, me heurte par leur réalité. Lorsque je vois des bandes d'adolescents organisées, s'attaqués à d'autre étudiant pour le plaisir, des règlements de comptes regroupant une centaines de filles de 15-17 ans, lorsque j'entend ma femme me dire qu'a 21 heures elle croise un groupe d'enfant de 10-12 ans, et que ceux-ci lui hurlent aux oreilles à son passage "LA FRANCE EST UN PAYS DE MERDE, ON VOUS ENCULE"! Je me dis qu'il y a là, un souci majeur, et bien plus profond que nous le croyons. Ce n'est pas avec des projets de développement d'emploi, adressé aux plus de 20 ans, que nous arriverons à faire comprendre à ces enfants qu'ils n'ont rien à gagner et à faire, à trainer dehors en pleine semaine à 21h.
Il serait préférable qu'il y ait une action, plus civique, que sociale, afin de tirer ces "zones" de leurs torpeurs. Il ne faut pas se voiler la fasse, il y a là un problème d'EDUCATION CIVIQUE.
Par expérience, et avec du recule, car aujourd'hui je suis trentenaire, je constate que dans mon lycée de Corbeil-Essonnes, qui est en ZEP, qu'a aucun moment on nous a informé, lors de nos choix d'orientation post-bac, qu'il existait des Grandes Ecoles, et que légalement nous avions le droit d'y postuler. Pas à un moment les enseignants, ont essayé de nous faire comprendre qu'il y a mieux que de devenir comptable avec un BTS ou de faire de la sociologie à l'université, même si ces voies sont louables. Ceci, est un exemple de la mésinformation que rencontrent les étudiants de ces milieux, dit populaires.
C'est ce visage des événements qui m'attriste le plus. Ces enfants de 10 ans qui insulte ce pays, ne prennent même pas la mesure et la gravité de leur dire. Ils ne sont pas éduqués correctement.
Alors, lorsque je tiens ce discours, j'entends souvent "Oui c'est vrai, c'est de la faute des parents, ils sont irresponsables!". Malheureusement, ces parents montrés du doigt, sont souvent des migrants qui ont fuit un pays qui ne leur promettait rien pour leur avenir. Ils arrivent sur un nouveau territoire, où leurs enfants sont scolarisés, mais PERSONNE ne les prends en charges, eux! Qui n'a jamais vu une femme africaine (maghreb ou afrique noir) dans une administration, avoir pour seul relais de la langue, sont fils ou sa fille a coté traduisant à l'hôte d'accueil administratif. Là c'est choquant! Ils peuvent être là depuis 5 ans et ne pas pouvoir s'exprimer dans la langue de la nation. Pourquoi n'y a-t-il pas de formation financé par l'Etat pour apprendre à ces hommes et femmes la langue de molière, puisque nous sommes en France? Pourquoi n'y a-t-il pas d'accompagnement d'insertion dans notre société? Voilà des étapes concrètent qu'il me semble indispensable, afin de pouvoir travailler, s'épanouir, et éduquer des enfants. Je comprends que mes pensées sont un peu utopiques ou plutôt très difficile à mettre en place. Mais j'ai vraiment le sentiment que rien n'est engagé ou ne serait-ce qu'initié dans ce sens. Est-il ci difficile que ça de mettre en place des structures d'accompagnements à l'insertion pour les adultes immigrés. Ils sont quand même, les plus à même à écouter, et a inculquer le civisme à leurs enfants, pour éviter de tomber dans cette abîme qui sépare les différentes classes sociales aujourd'hui.
Je m'arrêterais ici, mais je crois qu'il y a là un vrai malaise.
Madame la Ministre, Chère Madame Fadéla Amara,
Bonne idée de votre part, enfin une seule ministre à pouvoir y mettre un pied et à aller voir les jeunes dans les banlieues.
Dans ce gouvernement, vous avez la tache et la fonction la mplus diffcile, car les jeunes dans ces quartiers attendent que les promesses soient tenues.
Sachez, que je suis intervenue avec un courrier suite au discours de notre ami Monsieur Nicolas Sarkozy sur faire des économies, j'ai parlé de vous, que vous ne soyez pas sur la touche, il faut donner des finances et commencer à travailler.
Vous avez tout mon soutien de ma part, par ailleurs j'aurais un questionnaire face à cela de la part de journalistes indépendant qui me poseront des questions sur votre projet il sera lisible sur le site de mon cabinet sous quelques jours.
Avec mes cordiales amitiés,
Ludovic ZANKER
Dr Politique des Relations Franco Allemandes
Bonjour,
Très intéressé par l'opération de coaching pour les jeunes, alliant un accompagnement individualisé à de la dynamique de groupe. La recette existe depuis des décennies... enfin quelqu'un qui la met en oeuvre : bravo !
Est-il possible d'avoir accès à un dossier complet sur la méthode. Je souhaiterais la mettre en oeuvre dans un autre secteur en tension : les services à la personne.
Merci de votre réponse.
Omboto
Lettre à Fadela Amara
Réponse à l’article Contre Journal / Emploi paru le mardi 29 avril dans Libération
Madame Amara,
Vouloir favoriser l’emploi des jeunes, et des jeunes en difficulté, est louable en soi. Souhaiter pour cela rapprocher l’offre et la demande dans les métiers en tension, est une mesure de bon sens, dont l’idée n’est pas nouvelle. Mais dans la pratique, cette mesure, comme d’autres dans le passé, a peu de chances d’avoir un impact significatif, car trop encadrée. Le manque d’envergure des mesures prises en France est une des causes de l’absence de résultats probants concernant l’emploi, sans même parler du manque de moyens et de suivi qui caractérisent ces politiques.
Imaginons un instant une mesure du même ordre qui concernerait tous les publics et tous les départements, à l’échelle nationale, dans un cadre large (plus facile à mettre en place donc et moins susceptible de rencontrer des complexités de cadre législatif et administratif)
Car rappelons ici schématiquement comment fonctionne le recrutement des entreprises en France :
Un petit nombre d’entre elles, aisées et leader sur leurs marchés, font appel pour leurs besoins en recrutement, à des cabinets externes (1500 en France). Elles diffusent leurs offres d’emploi auprès des sites dédiés au recrutement, en plus de leur site Internet. Le coût de ces pratiques est élevé. Leurs besoins sont ainsi visibles.
Mais une majorité de petites et moyennes entreprises, plus modestes, notamment dans les secteurs en tension, comme la restauration, certains métiers du bâtiment, l’artisanat, mais aussi le médical et l’industrie, ont des moyens limités voire très réduits pour réaliser leur recrutement : annonce dans la presse locale, recourt à l’ANPE principalement.
Elles sont peu visibles. Et l’ANPE, contrairement aux sites privés dédiés au recrutement (1500 environ également, dont Monster, CadrEmploi…), ne leur procure pas de CV complets. Malgré les progrès des services de l’ANPE, les nombreux changements de Direction Informatique et de politique interne ne leur permettent pas d’avoir une vision globale de leur mission et de ce fait, l’ANPE n’a jamais été un acteur à la hauteur des attentes des employeurs et des demandeurs d’emploi. Qui n’a pas fait l’expérience de ce chef d’entreprise soulignant l’incapacité de l’ANPE à lui proposer des candidatures en relation avec ses besoins et lui créant plus de perte de temps que d’efficacité ? Les cabinets de recrutement font d’ailleurs rarement appel à ce service public, pourtant gratuit, pour diffuser les annonces de leurs clients.
Imaginons donc une mesure d’envergure nationale de l’emploi, consistant à créer une « bourse nationale de l’emploi de proximité » (une bourse nationale des services et du logement de proximité pourrait la compléter)
Celle-ci s’appuierait sur un site Internet, innovant, des besoins et des ressources locales en matière d’emploi, relayé par des points d’accès publics pour employeurs et demandeurs d’emploi. Le double intérêt serait de permettre à une partie de la population de se former aux outils Internet liés à l’emploi (et vous devez savoir Madame Amara que nombre de personnes défavorisées n’y ont pas accès et ne sont pas en mesure de rédiger leur CV), et de rapprocher l’offre et la demande de proximité, dans un site à diffusion nationale.
Cela fait des années que ce « chaînon manquant » du marché de l’emploi fait défaut. Son coût serait modique (0,1 % du « paquet fiscal » ?). Son impact conséquent tant sur le marché de l’emploi que sur le lien social et relationnel ainsi créé.
La France manque aujourd’hui avant tout d’idées d’envergure, d’ambition et de volonté politique. Votre mesure, une nouvelle fois, ne concerne qu’un public limité, il « faut » donc résider en banlieue, à l’image de certains emplois, pour avoir certains droits ??? Nous sommes tous, nous demandeurs d’emploi et RMIstes, dans l’attente de mesures qui nous concernent TOUS, sans distinction d’âge, de sexe, d’origine….
Votre présence au gouvernement, Madame Amara, tout comme celle de Martin Hirsch, est à mon sens une bonne chose. A condition d’éviter les compromissions, ce qui ne doit pas, j’en conviens, être chose facile. Croyez vous vraiment que 44999 des 45000 jeunes auxquels vous destinez votre plan « Espoir Banlieue », à en croire l’article, vont vivre décemment de leur travail dans un terme que vous fixerez ?
Les mesures prises en dehors de tout plan à l’échelle nationale et ne porteront pas leurs fruits et n’infléchiront pas le problème du travail et de la précarité en France (le RSA avec ses faibles moyens et son cadre administratif en est déjà un exemple). Quand en finirons nous avec les mesurettes ?
Grégory Hadjopoulos (ghadjo@hotmail.com, demandeur d’emploi mais certainement pas «inactif» et qui n’a jamais vu l’ANPE lui proposer la moindre offre malgré les engagements pris par celle-ci dans le PARE).
MADAME,
PROFFESSIONEL DE LA RESTAURATION, JE ME PERMET DE VOUS SIGNALER QUE DANS LA VILLE DE PERPIGNAN, AUCUNE STRUCTURE N'EST MISE EN PLACE CONCERNANT LA FORMATION DANS LES QUARTIERS DE LA VILLE POUR LES METIERS DE L'HOTELERIE ET RESTAURATION, POUR UNE VILLE QUI COMPTE PLUS DE 1000 OFFRES D'EMPLOI SSAISONNIERS OU NON!!
COMMENT PUIS-JE EMMENER MA PIERRE A L EDIFICE
TOUT SIMPLEMENT:COMMENT PUIS-JE VOUS AIDER
MONTER UNE ASSOCIATION FORMATION ET ENVOI D'EXTRA CHEZ LES PROS OU AUTRES
MERCI DE VOTRE ATTENTION ET AU PLAISIR DE VOUS LIRE.
BRAVO ET GARDEZ LE CAP (JE PENSE QUE C'EST LE BON)
YACINE
Madame la ministre,
Le coaching des cités : une bonne idée ?
Votre manque de financement est, je le comprends, problématique pour mettre en place une politique de lutte efficace contre toutes les exclusions. Vous avez retenu la solution de coacher les sans-emplois des cités en rémunérant les cabinets de placement aux résultats. Ces cabinets se créént aujourd'hui au coeur des cités.
Dans ma longue vie professionnelle, j'ai été chef d'agence d'une entreprise de travail temporaire spécialisée dans les métiers des centres d'appels. Face au manque de formations qualifiantes sur ces métiers et face à la pénurie des candidats, de nombreuses tables rondes étaient organisées pour trouver des solutions.
Pour ma part, la formidable énergie des sans emploi,(écartés de la vie professionnelle tant par leurs tenues vestimentaires, leurs vocabulaires que par leurs origines sociales ou éthniques), ést la clé de leur réussite. Cette énergie doit être simplement canalisée et accompagnée par nos conseils de professionnels de l'emploi. Je n'était pas rémunéré pour cette prestation ni par le candidat ni par l'état, mais par l'entreprise qui employait mes candidats. Mon métier, en qualité de chef d'agence, consistait à placer des candidats pour répondre aux besoins des entreprises. J'avais un argument choc face à mes clients détracteurs : "Nécessité fait force de loi."
Aujourd'hui, certaines entreprises qui en 2003 (ce n'est pas si loin) refusaient tout candidat socio-ethniquement différent signent les chartes de la diversité. La société progresse.
A l'époque, pour répondre à nos objectifs de chiffre d'affaires, j'avais deux possibilités :
1 - Dire qu'il n'y avait pas de candidat et changer de secteur d'activité
2- Accompagner ces candidats à mieux se présenter en établissant un contrat de confiance avec eux.
Je n'avais pas besoin d'aller au coeur des cités, nous savions les recevoir dans nos bureaux à la Concorde. Aujourd'hui, le gouvernement auquel vous participez propose un renforcement des contrôles pour les chômeurs, je vous propose, vous qui n'avez pas de financement pour mener à bien votre politique, de renforcer le contrôle des entreprises. La fameuse parité de traitement spécifique au travail temporaire qui est le prolongement de la devise de la FRANCE : liberté, EGALITE, fraternité.
- Un chômeur devra accepter une offre raisonnable après 2 refus.
- Une entreprise devra accepter un candidat raisonnable après 2 CV sans réponse.
Qu'en pensez-vous ?
Cordialement,
Un professionnel de l'emploi et de la formation qui chaque jour accompagne des salariés et des demandeurs d'emploi.
pourquoi les commentaires ne sont pas affichés...peut-être parce qu'ils dérangent quand ils disent la vérité ?
Madame Amara...Cautionnez-vous ces jeunes qui insultent la France ? D'autres qui mettent à sac des Eglises (banlieue lyonnaise) ?
J'aimerais connaitre votre pont de vue (commentaire de ssko -madi).
Si on laisse dégrader le respect des gens, des objets....quelle vie allons-nous laisser à nos enfants...
Je suis d'accord avec vous, il faut aider les jeunes en général...Mais vous -êtes vous posé la question...Pourquoi bien souvent certains de ces jeunes ne trouvent pas de stage ni de travail.
Je peux vous dire que ce n'est pas une question de nom ou de couleur de peau car la France n'est pas raciste...mais si du jour au lendemain, vous voyez casser tout ce que vous avez mis, par des efforts constants et dans tous les domaines, ....des années à construire...alors vous réfléchissez.
Donc la conclusion...c'est déjà dans les écoles primaire et collèges et plus de faire respecter la discipline puisque certains parents sont démissionnaires.
Et puis traquer tous ces trafics souterrains qui abiment les plus jeunes..
voilà.