vendredi, 7 septembre 2007, 13:35
Tolérance Zéro contre la Glandouille
Par Fadela Amara - Tolérance Zéro pour la Glandouille - Lien permanent
Extrait de l’intervention de Madame la Secrétaire d'Etat au Conseil des Ministres le vendredi 7 septembre 2007
« ….La politique de la ville a besoin de franchise. Entre nous, on ne va pas se la raconter.
Le phénomène de bandes, l’ethnicisation de la violence, le happy slapping, le carjacking, le repli communautaire, le rejet des institutions, l’économie parallèle, le désœuvrement des jeunes, le désarroi des mères , l’instrumentalisation de la religion et j’en passe, sont la réalité quotidienne de centaines de milliers d’hommes et de femmes de notre pays.
Et pourtant des milliards ont été dépensés depuis vingt ans, alors pourquoi cette situation ?
Je vous le dit cash :
Trop d’acteurs de terrain et d’associations marginalisés, méprisés, vassalisés. Trop de talent négligé. Trop de blocages, Trop de lobbys, Trop de chasses gardées, Trop de forteresses, Trop de tabous. Trop de convenances et d’habitudes qui ont sclérosé et ont empêché d’agir efficacement.
Je vous donne quelques exemples :
• Est-il normal que des bailleurs sociaux ignorent les recommandations gouvernementales en matière de hausse de loyer dans le parc social, alors même que le gouvernement a fait de la préservation du pouvoir d’achat de nos concitoyens les plus modestes une priorité ? Est-il normal que certains bailleurs mènent une politique d’attribution de logement aggravant les phénomènes de ségrégation sociale sans que l’on ne puisse agir ? Est-il normal, malgré les exonérations et les différentes aides, qu’on laisse encore les cages d’escaliers à l’abandon, les boîtes aux lettres saccagées, des carreaux cassés, des espaces publics immondes, toutes ces petites choses qui au bout du compte laissent aux habitants un sentiment d’abandon et d’insécurité.
• Comment parler de l’insertion et de la formation des jeunes quand on n’a même pas le droit d’évoquer une quelconque réforme du financement de la formation professionnelle ? Je vous le demande solennellement, où est la République dans tout ça ? Pourquoi ces situations figées ? Ce sont des sommes colossales que l’on peut redéployer et mieux utiliser. Pour que le chômage et l’assistanat ne représentent plus un horizon indéfini. Est-il normal que les crédits de la politique de la ville servent à compenser les faiblesses du droit commun.
• Comment parler de désenclavement quand l’égoïsme territorial gangrène profondément notre République et nous empêche d’agir? Quand on ne peut pas rallonger une ligne de bus au prétexte que « la répartition des crédits est déjà faite » ou parce que « ça serait trop compliqué à renégocier » ? Où est la République si l’impuissance et le renoncement la rongent ?
• Comment peut-on parler de réussite scolaire quand il y a autant de dogmes à surmonter ?
• Comment peut-on encore croire à l’illusion de l’égalité républicaine, quand la discrimination, si elle n’est pas affichée, reste insidieuse, rampante comme un virus ? Cela ne sert à rien de dire qu’on est tous libres et égaux quand la société, elle, vous inscrit dans des cases.
Il faut donc changer cette logique, bousculer ces forteresses et briser ces tabous. Cela nous engage tous. Nous tous ici bien sûr mais aussi les entreprises, les syndicats, les associations, les élus, chacun dans le domaine de sa fonction et de sa compétence.
La cité de demain nous engage collectivement…. Il s’agit d’une cause nationale.
Il nous faut une ambition extraordinaire pour la ville à la hauteur des enjeux républicains.
Car notre République n’est fidèle à elle-même que lorsqu’elle est capable de se projeter, de consolider ces valeurs essentielles et de se rassembler autour d’un projet commun sans laisser personne au bord du chemin.
C’est pour cette raison que j’ai voulu engager une véritable concertation avec les habitants. Tout le monde a son mot à dire, tout le monde a le devoir de s’exprimer. Je veux que toutes celles et tous ceux qui veulent être entendus s’expriment. Les architectes, les urbanistes, les sociologues, les politologues, les profs, les élèves, les chauffeurs de bus, les boulangers, les charcutiers, les bloggeurs …..
L’opération « Ce que je veux pour ma ville » que j’ai mis en œuvre par le biais de blogs le 1er août a suscité un grand intérêt pour notre jeunesse.
Ce n’est pas de deux ou trois mesurettes supplémentaires dont elle a besoin. C’est de rage, d’espoir, et d’ambition, qu’elle nous bombarde tous les jours. elle veut qu’on les engage dans une nouvelle dynamique.
J’ai conscience que changer la ville, et changer la vie en ville constituent une œuvre de longue haleine. Notre action doit donc favoriser l'émergence non seulement d'une nouvelle approche de la ville, mais aussi et surtout d'une nouvelle approche de la qualité de la vie en ville.
Nos concitoyens veulent en effet une ville mieux équilibrée, plus sûre, moins polluée, moins anonyme, moins uniforme.
Nous travaillons sur trois axes :
1. L’emploi : il faut activer tous les dispositifs, utiliser tous les leviers, et si besoin en créer d’autres. Objectif : tolérance zéro pour la glandouille. Le désœuvrement d’une partie de notre jeunesse est inacceptable.
2. Le désenclavement : plus de zones à sigles. Plus de quartiers stigmatisés. Il faut tendre vers l’exemplarité, ouvrir les quartiers. La cohésion sociale, je dirais même nationale, implique le désenclavement des quartiers :
– Par le transport en commun. – Par l’intégration des quartiers dans la ville. – Par un maillage urbain. – Par la programmation d’une mixité urbaine. – Par l’adaptation de nos règles d’urbanisme. – Par le désenclavement numérique, pour faire des quartiers difficiles d’aujourd’hui des quartiers pilotes de demain aux avant-postes de la mondialisation.
3. L’éducation : au-delà des dispositifs qu’il convient d’adapter, de revaloriser, de consolider et même d’inventer, il est urgent d’enseigner un certain nombre de valeurs aux enfants de la République.
En ce sens, je souhaite, consacrer une journée à l’éducation au respect, comme nous avons une journée pour la fête de la musique.
• A partir de la mi-septembre jusqu’à la fin-novembre, des réunions publiques se tiendront dans tous les départements de métropole et d’Outre-mer, dans chaque ville, dans chaque quartier pour permettre à tous d’échanger et de donner leur opinion sur ce que doit être la ville de demain.
• Toutes les questions seront abordées lors de ces réunions, sans tabou. Parfois des réponses seront proposées.
Fin novembre, nous aurons les propositions du terrain. Nous les inclurons dans le plan. Et nous proposerons avant la fin de l’année, dans le cadre d’une conférence associative et dans un endroit symbolique le tracé d’un renouveau pour la ville.
Ce qui compte, c’est que jour après jour, nous agissions pour ces quartiers difficiles pour que chacun ait sa chance et pour rendre notre République plus juste, plus humaine.
Renforcer le métissage et la mixité sociale, c'est par définition, par essence, renforcer notre République laïque du respect et de l’égalité des chances.
Ce défi m’oblige, ce défi nous oblige. »
168 commentaires
bravo!!!!
certaines administration communales,negligent la precarité de certaines situations.la plupart des maires refusent de rencontrer ses concitoyens...et usent de leur position hierarchique pour dire à quel point ,il ne sent pas concerné.la secretaire est la pour faire barriere et dissuader les personnes de s'adresser au responsable de leur commune.
je vis pres de marseille,etudiante,et il m'est impossible d'obtenir un rdv aupres du maire de ma commune(celui ci l'ayant annulé à 3 reprises)pour une demande d'emploi.il faudrait des contrôles,et prendre les mesures necessaires pour que chaque citoyen français soit ecouté,dirigé et respecter en tant qu'individu.il m'est difficile de financer mes etudes,je ne crois absolument pas pour le moment à l'egalité des chances...je me bats au quotidien pour une reconnaissance sociale qui passe selon moi par la reussite scolaire.
Ma-gni-fique.
Merci.
Madame la Secrétaire d'Etat,
Je tiens à vous remercier pour votre intervention courageuse au conseil des Ministres de ce matin 7 septembre.
Vous y exposez une réalité vécue qui tranche avec les discours des « féministes », de ces bourgeoises installées dans leurs certitudes conformistes et qui sont trop souvent d’inutiles donneuses de leçon.
La République ne doit plus tolérer que des pans entiers de son territoire soient soustraits à son contrôle et à ses lois. Il est grand temps que les bandes tribales qui y font régner leurs lois restituent ces quartiers à la République et aux citoyens qui les occupent.
Une journée consacrée à l’éducation au respect, proposez-vous : quelle bonne idée ! Il serait bien venu d’y rappeler que l’éducation doit aller de pair avec la fermeté ! Respect des biens publics et privés, respect de l’autre. Pourrait-on suggérer d’y évoquer ce que certains nomment la « culture des banlieues ». Ainsi de ces paroles de Rap où chaque scansion est une injure aux « meufs », aux « queufs », une insulte à la République, à la laïcité et aux droits de l’homme, ou des comportements sexistes, machistes insupportables envers les femmes.
Toutes les associations auxquelles vous faites implicitement référence dans votre déclaration devraient –doivent- prendre une part déterminante dans ce combat, ce qui implique, ainsi que vous le souhaitez, moyens et coordination en vue de résultats. Le travail des associations de terrain vaut toutes les polices de proximité !
Au nom de notre République, le citoyen Français Républicain Laïque et Athée que je suis vous remercie.
Fonctionnaire d'etat censé être en charge de la politique de la ville, en arrivant dans mon service je n'ai pas eu le "loisir" de m'occuper de cette question qui pourtant m'interessait au plus au point (j'ai formé avec succes des directeurs de centres sociaux sur Strasbourg dans une structure d'etat qui ne qualifiait plus personne durant 4 ans) parce que mon supérieur ne voulait pas se défaire de la NBI qu'il touchait et partageait avec sa secrétaire. J'ai proposé de mettre en place un diagnostic (comparatif) entre le quartier la ville et l'agglomération afin de mesurer les écarts existants, cela a été refusé. On m'a chargé des cel qui visaient à l'origine les publics de "zus", bilan au bout de 10 ans environ 95 % de l'argent versé au service n'a pas atteint les publics auquels ce dispositif était pourtant destiné...
A part cela, tout va bien...
bravo pour cette intervention !
espérons que vous parviendrez à faire bouger les choses comme vous l'avez dans votre association!
vous avez le soutien de beaucoup de Français :continuez à bousculer les politiques.
merci
Il me semble important que la République soit répresentée dans tous les quartiers dits "difficile", autrement que par la repression. Le respect se gagne, surtout lorsqu'il s'agit de l'état, qui réclame que nous le respectons, tous. Que propose la République à part un nombre croissant de policiers, dans ces quartiers? Personne ne nait "voyou", on le devient. Etre traité plusieurs fois par jour, tous les jours comme suspect, sentir comme des oubliés de la nation ne force pas le respect.
A l'heure où la France a besoin de se relever je considère que de laisser tomber toute une partie de la nouvelle génération est un luxe, que le pays ne peut pas s'offrir. Nous avons besoin de cette génération et de son apport d'énergie, de créativité et de sa fédération àu projet d'une France digne et humaine.
Madame,
Je tiens à vous exprimer mon respect le plus entier pour la qualité de vos ecrits et de vos propositions. Je suis une jeune psychologue qui ai travaillé avec des jeunes dans des situations de précarité familiale et sociale très importantes. Je poursuis aujourd 'hui des études dans lesquelles je m'interesse de près à la question de l'immigration, de la violence mais aussi des incroyables ressources dont disposent ces jeunes. Aussi serai-je ravie de participer à l'une des réunions que vous proposez. Il est intéressant de recueillir l'avis des gens in situ et de faire ensuite remonter les éléments importants au gouvernement. Je serais également ravie de connaître la manière dont agir dans votre programme et au sein de vos projets. Il est important de mettre au service de notre pays, toutes els compétences nécessaires pour le rendre meilleur et y améliorer le quotidien.
Qu'est ce que c'est que ce langage ?
De qui se moque-t-on ?
Bonjour,
je suis en phase avec un certain nombre de vos constats. Néanmoins je suis interpelé par la notion de "tolérance zéro pour la glandouille". Faute de définition précise de la "glandouille", je pars du principe qu'il est question des personnes sans activité professionnelle, et qui n'en cherchent pas activement. Cette situation peut effectivement être choisie en toute responsabilité par certains, mais je pense que pour la plupart cette situation, très souvent inconfortable, est subie. Adopter une démarche coercitive n'est alors pas la solution. Une démarche d'accompagnement individuel est préférable pour que la personne sinscrive dans une dynamique volontaire, constructive et durable. Là encore, il est question de moyens, moyens donnés aux "glandeurs" qui le vivent mal et souhaitent se faire aider, parcequ'en panne d'énergie, de confiance, de motivation et d'espoirs.
Cdlt
Alain Séguy
FADELA AMARA !
A quoi bon parler d'un espoir et d'un renouveau dans les banlieues alors que les problèmes vitaux de la société entière sont loins d'être résolus...voyez plutôt !
Quelle politique agricole d'ici 2050, avec 13 milliards d'êtres humains sur terre?
Quelle politique économique d'ici 2050, avec treize milliards de consommateurs?
Quelle politique énergétique d'ici 2050?
A quoi servira le bouclier fiscal accordé récemment ?
Offrir une piscine aux actionnaires et aux "pauvres gens qui ont tout" ?
Ou moderniser l'outil de travail ,
moderniser la production d'énergie, moderniser l'agriculture?
Moderniser l'outil de travail est la priorité absolue, aussi bien en matière agricole qu'en matière industrielle.
Le reste n'est qu'une consolation pour les passagers du TITANIC !
Faites un tour sur http://joinneau.skyblog.com/
J'aimerais que mon blog soit référencé.
A moins que la démocratie ne soit qu'un mot pour vous.
François JOINNEAU
Militant CGT, Secours populaire,Sos racisme et Amnesty international.
Citoyen-candidat, libre penseur.
Bravo pour "plus de zones à sigles" ! Appeler les villes par leur nom et les écoles aussi puisqu'elles en ont un.
Ne plus utiliser le terme de banlieue. Sauf pour Londres.
Coacher les jeunes, oui mais comme des athlètes.
Que fait l'entraineur de Laure Manaudou ?
Il serait excellent.
Conseil des ministres dans le 95 en bord de Seine.
Ecouter les enseignants des ex établissements à sigles...ils savent tout déjà.
Les pépites de la France...la mixité sociale et urbaine existe déjà.
Elle est belle.
On peut l'apercevoir devant chaque école de France, tous les matins.
Augmentez les salaires des enseignants !
Urgent !
Bonne chance !
Titulaire d'un Baccalauréat, j'ai une école en alternance mais pas d'entreprise pour continuer ma formation en BTS.
Quelles sont les solutions que vous mettrez en oeuvre pour la jeunesse des quartiers considérés comme "difficiles" ?
Madame,
Je tiens à vous dire mon admiration pour votre franc-parler et vos initiatives courageuses.
Tolérance zéro contre la langue de bois !
Bravo, et bonne continuation.
Chadia Amar
J'avais 20 ans quand, du travail, j'ai eu du mal à en trouver. C'était les années 80. Et oui, déjà. Pourtant pas discriminé, avec des diplômes.
Y aura-t-il plus d'offres, pour chacun ? Le chômage sera-t-il facile à vaincre ? S'agit-il de décréter pour réussir dans ce domaine ?
Pour moi, c'est trop tard. Je souhaite plus de chance aux jeunes qui devront en plus, et la démographie les accablent, supporter le poids de notre dette.
Maintenant que le slogan est lancé, il faut que les glandouilleurs trouvent du travail, qu'ils l'acceptent, qu'ils s'y rompent...
Et s'ils préfèrent glandouiller ? Devra-t-on réinstaurer une sorte de STO ?
Quant au désenclavement, il faudra des lustres et du pognon pour atteindre tous les objectifs. Un plan Marshall, pas impossible.
Education. Dans une réunion publique, il y a ceux qui viennent parce qu'ils ont des problèmes et il y a les absents, ceux qui ne veulent pas venir. Peut-être ceux qui posent justement problème.
Parfois des réponses seront données, mais frustrantes car normalisantes (pour ne pas dire moralisantes). Car il s'agit de restaurer de l'ordre au sein de la diversité urbaine, là où il y a multitude de singularités, d'anormalités.
Quels repères et quelles limites enseigner aux individus tout en préservant la liberté de chacun. L'école bat des ailes, son autorité ayant fondu, et les parents sont loins d'être parfaits en matière d'éducation. Ils en manquent parfois également. Certains jeunes se développent dans les pires conditions.
Une journée du respect, sera-ce suffisant ? Peut-on en venir à légiférer sur le respect ? Sans ouvrir la boite de Pandore des interdits. Si elle n'est déjà ouverte...
Bonsoir,
Je suis DRH dans une moyenne structure financière depuis 18 ans. Je suis profondément choquée par le système de gestion de la formation professionnelle dont la taxe patronale obligatoire (ce qui paraît normal) est partagée comme un gâteau entre patronats et syndicats sans aucune transparence, avec des frais de structures inacceptables, une absence notable de résultats mesurables. Malgré de nombreux rapports négatifs, rien de change. J'ai profité du DIF pour imposer (sans résistance il faut le dire) aux responsables de services des formations aux salariés les moins qualifiés, aux plus anciens (j'ai un comptable qui n'avait jamais connu de formation sur Excel alors qu'on lui demandait de s'en servir!). Cela avance un peu mais j'estime que l'on manque de formations qualifiantes, la VAE est une avancée, mais c'est encore flou, mes salariés sont effrayés par le chemin à suivre. J'aimerai proposer des formations qui compteraient en unités de valeur cumulables avec un diplôme au bout. J'ai la chance de travailler dans une structure où le nom, le lieu de résidence ne comptent pas, les entretiens d'embauche reposant sur la qualification et la motivation. Mais nous demandons un minimum d'expérience et c'est là qu'il faut travailler: accueillir en entreprise des jeunes sans qualification. Il y a plein de systèmes: apprentissage, professionnalisation, mais le filtre est mis par les écoles qui cherchent la reconnaissance et donc les financements. J'aimerai être sûre que la sélection est équitable. J'ai beaucoup de questions, pas forcément des solutions car sans financement... Vous me semblez proche de mes attentes, même si le personnage Sarko m'exaspère, j'espère que l'ouverture entraperçue en ce moment fera bouger notre vieux monde. J'ajouterai que mon mari est professeur agrégé, passionné par son boulot, et que je trouve intolérable que les heures sup non annualisées (c'est à dire HSE, voyez avec Darcos la subtilité de la chose) soient payées avec un décalage de 4 à 6 mois. Dans le privé on finirait aux Prud'hommes pour moins que cela. Je vois mon homme travailler ses programmes, corriger avec plein de commentaires ses copies, recevoir ses élèves, les familles après 20 h car les parents ne sont pas disponibles aux heures scolaires... Le respect commence aussi par celui du prof par son autorité de tutelle. J'ai plein de choses à dire, ce sera pour une autre fois. Mais je suis prête à mettre ma petite expérience à votre service dans la mesure de mes possibilités. De toutes façons, vous m'êtes bien sympathique!
Avec tous mes encouragements.
bonjour, j'ai découvert aujourd'hui votre nouveau "cheval de bataille : "la glandouille" comme vous décrivez le phénomène de squat des jeunes de banlieues et je voulais savoir si vous ne pensiez pas que ce phénomène sociétal n'est pas plus complexe et vicieux. Je pense pour avoir vécu 26 ans en banlieue qu'il s'agit d'un problème de fond dont les causes sont multiples, la "glandouille" ne serait elle pas l'une des conséquences de l'exclusion et de la démission de ces jeunes et ne faudrait il pas mener un travail en profondeur dans ces zones marginaliseés?
je suis assez d'accord avec toi et je vois a travers ses mots une personne qui sait de quoi elle parle mais je trouve malheureux que le travail que tu fait soit avec un gourvernement qui ne recherche que le profits des entreprises et a crée le contraire d'une mixité social. Regarde versailles il y a d'un coté les bourges et de l'autre les cas sociaux c limite si on leur dit "ne vous melangé pas " je te laisse deviné l'etiquette du maire que j'apprecie a tant k'homme. aujourd'hui tous les jeunes de quartier veulent travaillé pour un juste salaire et souvant pour continué dans le domaine de formation k'il sont étudié mais on leur propose un salaire de misere pour payé un loyé avoisinant 50% de leur salaire de plus on les traite comme de la peste alors ke c jeunes ne demande ka etre valorisé et j'sai de koi je parle.si déja on aidé les pme et pmi a formé c jeune sans les utilisé comme du papier toilettes sa ferai avancé les chose au lieu de leur proposé un taf sans avenir et franchement sans te critqué le gourvernement dans le kel tu es ne va pas arrangé sa
je te souhait un bon combat pour redonné confiance a cette jeunesse ki ne demande ka taffé avec un minimun de reconnaissance et j'espere ke tu viendras faire "un tour dans mon quartier "qui se trouve a trappes createur d'artiste et de talent grace a des association ki aujourd'hui on du mal a vivre on se demande a cause de ki
jisse
Quelques remarques, certainment à affiner ....
Je ne crois pas à l'utilité d'une "journée d'éducation au respect". Cela va mobiliser beaucoup de moyens, alors que plus personne ne croit au beaux discours, aux beaux principes. Je crois beaucoup plus à l'exemple que les politiques et les remprésentants des intitutions publiques peuvent donner au quotidien, dans leur vie, dans leurs relations avec les habitans des banlieues.
Je crois aussi à une plus grande transparence dans la façon dont les moyens utilisés pour les quartiers difficiles, sont utilisés.
Je crois enfin à la mobilisation de la communauté des adultes, dans les écoles mais aussi dans les quartiers, pour ne pas laisser les enfants et les adolescents construire, sans leur contrôle, leur propre monde, leurs propres règles.
.. et bravo au volontarisme de Fadela Amara
Samedi 8 h 30 France Inter: le journaliste trouve "incorrecte" l'intervention de Madame la Secrétaire d'État sur la "glandouille", trop trivial, dit-il.
Cerainement trouve-t-il les "nique ta mère, ta race ou la police" politiquement corrects et républicains ?
"Le dur labeur est la meilleure des polices" disait à peu près Nietzsche. Qu'a dit d'autre Madame Fadéla Amara avec les mots de ces banlieues qu'elle connait et défend si bien ?.
Insistez, Madame, continuez, battez-vous, avec eux, pour eux...pour nous !
J'ai envie de dire qu'il est facile de parler et d'avoir de bonne idée. Je sais que vous connaissez bien les difficultés des quartiers sensibles, mais c'est un travail de titan qui vous attend, vous savez qu'un bon programme est loin d'être un gage de garantie de réussite dans ces quartiers. Tolèrence zéro pour la glandouille ? Franchement comment faire comprendre à tous ces gens que l'on retrouve le respect de soi même, sa liberté etc.... dans le travail ? Comment allez vous faire pour faire comprendre aux gens qui vivent dans la peur ou la crainte dans ces quartiers qu'ils sont les acteurs de leur liberté en dénonçant les bandes de dealers, les casseurs, les raquetteurs etc..... ? Comment faire comprendre aux parents que l'éducation d'un enfant ce n'est pas seulement acheter des nike et des consoles de jeux ? Comment allez vous les aider à garder leurs enfants chez eux le soir, plutôt que trainer dans les rues des quartiers ? Je ne vis pas dans ses quartiers, je suis dans une ville très bourgeoise et pourtant je sais que les parents n'ont même plus le pouvoir chez eux, les bandes ont un pouvoir démesurer. J'approuve tout ce que vous dites et votre franc parler me plait, mais votre mission est titanesque, du fond du coeur je vous souhaite de réussir à'améliorer la vie des quartiers difficils.
Vous êtes une femme courageuse et déterminé, alors bon combat. Christine
bonjour,
J'apprécie votre discours qui a l'avantage d'être très clair!
J'irai un peu plus loin en ajoutant que la "glandouille " ce sont aussi tous ces gouvernements et hommes politiques qui ont énoncés les problèmes sans toutefois essayer de les résoudre : les coktails petits-fours étant moins contraignants!
Vous avez toute ma sympathie, si tant soit peu , cela peut vous être utile!
marcello
bonjour,
Je suis conductrice de bus et j'ai quelques idées concernant la qualité de vie en ville et le rapprochement des jeunes de quartiers avec le centre ville. Par exemple, de par mon métier, je constate tous les jours, que les jeunes ne sortent pas assez de leur quartier, alors que tous les poles attractifs se trouvent au centre ville. Ils leur faut prendre les transports en commun. Malheureusement cela coute de l'argent, et pour une famille de 2 ou 3 ados, cela revient cher. Pourquoi ne mettrions nous pas en place un tarif réduit voir une gratuiteté pour les jeunes scolaires, afin qu'ils puissent eux aussi sortir de leur ghetto de temps en temps? J'attend vivement de pouvoir en parler plus clairement durant les réunions qui vont être proposées, si vous venez aussi chez nous dans l'agglomération orléanaise.
bonjour,
Je souhaite vous faire part de mon coup de gueule!!!
Comment se fait-il que des "jeunes" de 20/25 ans, voir plus, vivent toujours chez leurs parents qui le plus souvent sont retraités???? Comment se fait-il qu'ils ne puissent pas avoir une autonomie, un logement, comme les autres ? Je parle bien entendu de jeunes travailleurs! Lorsqu'ils demandent un logement, ils se voient proposé, un appartement dans le même quartier où ils ont vécu toute leur vie! Le même que leurs parents!!! Il y a trop d'inégalité!
Fadéla,
Depuis le début de vos actions, je suis épaté par votre courage. Bien sur je suis adhérent de NPNS. J'espère que vous tiendrez le coup. Quoiqu'il arrive , ce que vous avez déja fait est admirable. Vous êtes un exemple. Bravo.
Au lycée il ne faut pas attendre novembre il faut agir de suite , les enfants ont déjà ,dans de nombreux établissements subi depuis longtemps un laxisme phénoménal.
On pourrait commencer par rétablir le travail écrit à la maison qui a été supprimé en lycée:pas d'exercices d'appliquation au quotidien, pas de devoirs à rédiger, rien, rien. A Louis Le Grand il y a du travail écrit , on nous en parle à la télévision. Ici on en rêve .
On rêve d'un suivi qui consisterait à proposer des exercices d'entraînement et des devoirs sur feuilles corrigés et notés pour motiver un peu les élèves.Sans ordinateurs et souvent sans manuels les professeurs assuraient ce travail . Pourquoi ne le font-ils plus maintenant ?
Pour l'instant les rares devoirs proposés dans une année scolaire sont
- soit pas corrigés,
- soit ne sont pas notés ,
-une troisième technique consiste à relever trois
devoirs sur 25 élèves
On se moque des jeunes en leur faisant perdre leur temps et pas uniquement en ZEP et en banlieue.Les coins tranquilles sont peut-être les plus touchés.
Avant de travailler plus il faudrait commencer par travailler normalement PARTOUT ET TOUT DE SUITE.
Les rectorats connaissent les établissements qui ne fonctionnent pas.
Votre plan contre la glandouille:
Bravo: regarder les choses en face et les appeller par leur nom, c'est le début de la solution
Est-ce vraiment nécessaire de parler comme ça lors d'un Conseil des Ministres?!...
"Entre nous, on va pas se la raconter" , "Je vous le dit cash" ... c'est simplement des formules de style, dans un discours appris par coeur, pour marquer... méthodes très chères à Sarko.
Que quelqu'un s'occupe des banlieues, des vrais problèmes des banlieues, c'est bien. Très bien.
Je pense que vous vous y connaissez en plus, et que vous faîtes, ferez, du bon boulot. Mais ce qui me gêne, c'est le manque de naturel. Ce ne sont pas des phrases spontanées, mais des phrases chocs comme la (trop) célébre: "nettoyer les cités au karscher..." De plus, elles risquent de remettre en doute, dans bien des milieux (et, je pense, dans les banlieues elles-mêmes), la crédibilité des actes.
On ne peut pas démonter Sarkozy lorsqu'il emploie des expressions peu consensuelles, et faire la même chose en voulant se faire applaudir...
Je pense sincérement qu'il faut s'éloigner de la politique-spectacle qu'on nous montre depuis la campagne, et agir vraiment... l'heure est grave, pour les banlieusards, pour les chômeurs, mais aussi pour beaucoup de personnes qui ont la chance d'avoir un job, et qui s'y accrochent... mais à quel prix!
Bon courage dans les actions que vous ménerez, et bonne continuation.
Ce qui compte également est de définir un contrat avec ceux qui conduisent à s'interroger sur les causes de nos difficultés : les immigrés et les français issus de l'immigration. Parce qu'il est aussi temps de dire la vérité aux uns et aux autres. Oui les immigrés sont les bienvenus lorsque leur démarche d'émigration est une démarche d'adhésion à nos valeurs et à notre mode de vie. Non les immigrés ne sont pas les bienvenus lorsque leur démarche d'émigration est une démarche d'opportunisme et d'assistanat.
Oui c'est de notre faute si les enfants d'immigrés se sentent parfois moins à l'aise dans notre pays que leurs parents. Non nous ne sommes pas seulement les coupables et ils ont leur part de responsabilité qui est loin d'être négligeable. Comment, en effet, embaucher des gens qui ont le look racaille, le phrasé racaille et finalement la mentalité racaille ? Pourquoi, en effet, les jeunes gens issus de l'immigration sont ils si peu nombreux chez les sapeurs pompiers volontaires, dans l'armée, dans la police et finalement dans l'ensemble des institutions ? Alors que les concours sont ouverts à tous à égalité des chances sans le moindre risque de discrimination. Mais il est vrai que pour vouloir intégrer le service de la Nation, il convient d'un minimum d'amour pour celle-ci....
Et sans vouloir vexer quiconque, comment allons nous pouvoir redresser la situation si l'immigration constante et exponentielle est renforcée par l'attitude des familles et si nous ne pouvons appliquer le droit en renvoyant chez eux les clandestins ? Parce que cela devient tout de même exaspérant de constater que nous avons déversé des millions d'euros pour une minorité de cités qui sont dégradées en permanence par leurs propres habitants. Parce que cela devient exaspérant de ne pas mettre les responsables face à leurs responsabilités. Parce que cela devient exaspérant de constater que des français n'aiment pas la France au prétexte qu'elle ne fait pas assez pour eux, eux qui devraient se demander ce qu'ils ont fait pour elle !!!
Enfin, bonne chance en tout cas. Au moins vous avez le langage franc et certainement la volonté de faire bouger les choses. Allez y avec la force de vos convictions et redonnez le goût du "bleu, blanc, rouge" à ceux qui n'ont, parfois, que le dégoût de notre vieux et beau pays qui a construit depuis des siècles des cathédrales, des citadelles, des ports, des routes, des villes et des villages !!! En un mot : une civilisation !!!
Bravo Madame. Enfin un ministre qui voit clair, en tirer des conclusions et le dire autrement qu'en langue de bois. J'espère "qu'on" ne vous mettra pas trop de bâtons de les roues.
B.C.B
Rédacteur en chef à l'AFP et directeur de bureaux de cette Agence de presse à l'Etranger. (e.r;)
tout le problème vient de l'éducation
comment apprendre le français à des petits
étrangers dans notre système éducatif complètement
indifférent à l'élève.
Le fonctionnaire vient faire son cours, combien d'enfant le comprend ?, le fonctionnaire s'en fout, et celà crée l'illetrisme et tous les problèmes qui en découlent
Bravo Madame Fadela Amara. Votre programme est très ambitieux et si vous n'en réalisez que le tiers ou même le quart, ce ne sera déjà pas si mal et ce sera un début vers une amélioration et une remise en marche des banlieues qui vont peu à peu se trransformer en "continuations" de la Ville. Dans tous les domaines et en celui-ci en particulier c'est de volonté d'action que nous avons besoin. Vous pourrez servir d'exemple et ce sera formidable. Continuez, beaucoup de gens, même ceux auxquels vous ne pensez pas sont avec vous.
Le discours est beau.
Tous les points sont abordés.
J'éspère que l'action suivra.
Mourad
"remettre le travail au coeur des cités" - ça va poser problème vu que les cités sont détruites
en effet il y a de la révonation dans tous les quartiers de france, mais qui dit rénovation dit démolition
la france des propriétaires n'est pas pour tout le monde
Chère Madame Fadela Amara
Je viens de lire attentivement votre blog : Permettez-moi de vous féliciter car déjà dans vos premières phrases, vous mettez le doigt dans la plaie !
Donc vous dites :
" Le phénomène de bandes, l’ethnicisation de la violence, le happy slapping, le carjacking, le repli communautaire, le rejet des institutions, l’économie parallèle, le désœuvrement des jeunes, le désarroi des mères , l’instrumentalisation de la religion et j’en passe, sont la réalité quotidienne de centaines de milliers d’hommes et de femmes de notre pays.
Et pourtant des milliards ont été dépensés depuis vingt ans, alors pourquoi cette situation ?
Je vous le dit cash :
Trop d’acteurs de terrain et d’associations marginalisés, méprisés, vassalisés. Trop de talent négligé. Trop de blocages, Trop de lobbys, Trop de chasses gardées, Trop de forteresses, Trop de tabous. Trop de convenances et d’habitudes qui ont sclérosé et ont empêché d’agir efficacement. "
En effet, vous avez raison, mais je pense que ce n’est pas seulement la politique qui peut améliorer la situation, c’est en premier lieu les parents des jeunes enfants qui doivent prendre les rênes en main en les donnant une bonne éducation où l’on trouve encore le respect pour les personnes et des choses. Je constate que ni les parents, ni les enfants ont une motivation pour réaliser quelque chose dans leur vie, apprendre est une corvée, l’école c’est la peste etc.
Moi, j’ai l’âge pour prendre ma pension, alors que je travaille encore tous les jours, je vais à l’école pour me perfectionner en informatique, je ne veux pas reculer, je veux avancer ! Dans mon élan, j’ai attiré 9 jeunes avec moi pour qu’ils prennent les mêmes cours, de tous je peux être leur grand-père, mais, à l’examen, je suis parvenu à décrocher la deuxième place avec 87% . Mes deux enfants ont également obtenu leur diplôme d’ingénier agronome et d’ingénieur civile.
Je vous raconte cela pour vous montrer que si les parents montraient l’exemple et qu’ils stimulaient les enfants à étudier, la société irait bien mieux.
Donc mettons les enfants à l’étude et au travail, un enfant qui regarde toute la journée la TV et qui court les rues, ne décrochera jamais un emploi et il devient un délinquant !
Madame, je vous souhaite bon courage !
Marcel
Bravo! Tout simplement bravo ...
Je suis agent de l'Anpe et je gère un blog de propositions audacieuses, éminemment politiques ...
Faites-moi l'honneur de le visiter et vous trouverez des ébauches de solutions qui doivent vous intéresser. Par exemple sur les transports en commun mais aussi sur la politique de l'emploi ou bien encore sur la réforme de l'Anpe ...
Bravo. Ce discours vous honore. Je n'habite pas en banlieue, mais en ville, tout court.
La République a besoin d'acteurs comme vous. Les citoyens doivent vous encourager dans votre action.
Peu importe votre langage, votre action est bonne.
bon courage. Nous sommes avec vous aux côtés du Président de la République pour cette action.
Fadela,
je voulais vous remercier de ce texte que vous avez écrit puis lu au conseil des ministres devant tous ces ministres et du président. jaime ce mélange cash et consensuel. et je sios tous a fait d'accord avec vous dans vos propos tolérance Zéro contre la glandouille. Plein de jeune qui n'ont pas fait d'études ou qui ont fait des études (je parle en connaisance de causes " mon cousin"), préfère travailler 4 mois et se la couler douce au frais de la princesse soit létat. Il faut changer les lois, les mentalité des gens, continuez à parlé cash, il faut que ça bouge, et n'hésitez pas notre président adore selon ses dire.
Fadela (madame amara) je vous encourage vivement dans votre action malgré que je suis pas du meme bord que le gouvernement mais c'est peut etre ce qui nous manque à nous socialiste.
Continuez à parlez cash et merci pour ce que vous faite pour les quartiers.
christophe
Bonjour Madame AMARA,
C'est avec un réel enthousiasme que je viens de prendre connaissance de votre déclaration lors du Conseil des Ministres qui s'est tenu à Strasbourg le 7 septembre.
A J-7 de l'émission des avis d'imposition de la taxe d'habitation, je pense opportun de vous adresser un mini dossier concernant le Quartier Croix Rouge de Reims (ZUS, ZFU,ZEP) dans lequel j'établis légitimement le fait de "glandouille" des bailleurs sociaux, pour ne pas dire de "magouille".
Gardant l'esprit positif, je vous soumettrai de même mon plan "VIGIE DOMINICI" présenté en vain à vos prédécesseurs.
Je transmets les documents annoncés à div-info@ville.gouv.fr
Sentiments respectueux
William PHILIPPE
Madame la ministre,
juste une réponse sur un petit point précis.
Je suis révoltée par la saleté dans les cités , pas toujours HLM , vue aussi dans un immeuble de la SCIC. J'ai habité quatre ans dans un HLM de Trappes, de 85 à 88, logée en tant que jeune institutrice sans logement ! Les gens disent , c'est dégoutant , personne ne nettoie , chez les riches, on nettoie , c'est de la discrimination.
Mais , voyez-vous , chez les riches , comme ils disent , la copropriété paie une gardienne ou une femme de ménage. J'ai habité , jeune , une résidence cossue de Versailles dans ce cas. La gardienne est tombée malade. Au bout de moins d'une semaine , il y avait des papiers par terre, et des grafittis sur l'ascenceur ! L'immeuble est pourtant habité majoritairement par des adultes responsables, genre officiers de l'armée, ingénieurs etc.Très peu d'enfants. Aucune famille en difficultés.
Donc , deux choses à retenir. Un , ce sont toujours les habitants qui salissent , banlieusards ou bourgeois .
Deux, nulle part , quelqu'un ne vient nettoyer comme par magie . Les gens des cités doivent comprendre comment ça marche. Un service se paie . Faire diféremment sous prétexte que c'est une cité , ce serait les mépriser par l'assistanat. Etre intégré à la société , c'est accepter de fonctionner comme le reste de la société. Bien sûr, on peut peut-être adapter en faisant en sorte que un chomeur de l'immeuble soit rétribué par les habitants eux-mêmes. ( un euro par mois pour quatre mille logements, ça fait 4000 euros ! )Mais il est important qu'ils sachent que c'est nettoyé parce qu'ils s'en occupent.
Dans une rue pavillionnaire, chaque occupant a la responsabilité de son bout de trottoir, doit le déneiger etc. Dans un immeuble , ne peut-on donner un coup de balai sur son palier , au lieu de considérer qu'après la porte , ce ne sont plus nos affaires? Notez bien que depuis un an , je suis propriétaire d'un deux pièces de 32 m carré à Bondy, (j'ai 46 ans et je suis prof . ) et que je lave la cage d'escalier de notre petit immeuble. Je ne fais donc pas que parler . On ne peut pas être aidé pour tout. Je gagne bien ma vie mais je n'ai pas d'argent pour faire certains travaux élémentaires dans mon appartement ( pas de la déco , bien sûr ). Personne n'aurait l'idée de me venir en aide. Je vois depuis des années auprès des élèves qu'il est ancré chez eux qu'on doit attendre d'être aidé. Intégrer, c'est faire rentrer dans la société telle qu'elle existe déjà . Ceux qui parlent toujours de racisme sont souvent les premiers à cracher sur les bourgeois , c'est une forme de racisme à mes yeux. Il faut que de leur côté , ils apprennent à surmonter ce racisme là. Vouloir l'aide et l'argent d'un monde qu'on refuse , c'est contradictoire.
J'espère que vous ferez beaucoup mais ne laissez pas inonder les cités de clubs de hip hop, et autres folklores gagsta sous prétexte que c'est fashion . Pitié, ça ne fait que les isoler un peu plus .
Bien dit, Madame,
Même si je n'ai pas voté pour le Président actuel, je vosu souhaite de réussir, car c'est la France qui réussira.
Accrochez vous, battez vous, créez donc une 'dream team' avec Martin Hirsch pour batailler, bagarrer, argumenter !
Et si vous sentez que malheureusement, là haut, rien ne bouge, n'hésitez pas à leur claquer la porte au nez, et disant pourquoi
Joël
Bravo madame!
J'espere sincèrement que vous arriverez à un résultat si minime soit il. J'habite un quartier residentiel, je suis persuadé qu'une grande majorité de nos concitoyens aspire à gagner leur vie decemment, à la sécurite, au calme et à une vie decente.
Je compati aux problèmes que connaissent les "gens des quartiers" selon la terminologie à la mode.
Bravo pour ce que vous essayez de faire.
excellent discours... je kiffe ce language ^_^
j'espere que vous reussirez. je pense que la cle du succes est d'arriver a impliquer un maximum de gens dans le processus. ce blog va dans ce sens. good luck
Déclaration sympathique dans un style franc et direct assez inhabituel qu'il est difficile de ne pas apprécier.
Cela étant dit ,et sans renoncer à toute perspective de mixité sociale, ne serait il pas temps de penser aussi ,et d'expérimenter, des approches communautaires à l'anglo saxonne du type de celles présentées par Jacques Donzelot dans l'un de ses derniers ouvrages. L'action communautaire peut être compatible avec les valeurs républicaines et faire efficacement barrage au communautarisme islamique.
Jean-Claude SOMMAIRE
ancien Secrétaire général du haut Conseil à l'intégration
La promotion sociale passe par la formation
Pourquoi une personne au chômage et indenmisé ne peux pas se faire financer une formation diplomante.
c'est à dire que quelqu'un qui travaile pendant 3 ans pour se finacer une formation ne peux pas changer ou apprendre un autre metier.on lui propose des formations qualifiantes et non diplômantes
Certaines personnes sont prêtes a se "sacrifier" pendant 3 ans pour repartir de zéro. j'en suis sûre
Cette initiative est intéressante en tant qu'elle est une initiative issue du pouvoir.
Cependant, attention de ne pas être naïf au point de croire que les gens concernés par les conséquences de l'état de la ville soit capables, tous et notamment les plus touchés, de donner un avis, pertinent et constructif.
Attention également au phénomène, inéluctable, de l'instrumentalisation de cette initiative, comme toutes les autres, par ceux-là même qui trouvent un intérêt, personnel ou collectif, au système actuel.
Il faut être organisé et avoir un discours pour "profiter" pleinement des réunions publiques, des sites et autres cahiers de doléances.
Par ailleurs, de nombreuses initiatives de quartiers sont elles-mêmes au service, conscient ou pas, d'idéologie plus ou mois partisanes.
Bravo, malgré tout, pour votre franc parler et bon courage.
Il faut lutter contre le sentiment de discrimination,seule façon d'arriver à une reconnaissance des uns par les autres et à une réconciliation durable entre tous les citoyens.
Ceci pourrait faire partie de pactes civiques mis en place dans et par les quartiers et d'un pacte citoyens proposé à l'ensemble des français.
Comme tous les enfants du monde
j'ai découvert le décor et les jeux que l'on m'avait attribués.
Un cube, deux cubes, trois cubes empilés, histoire que je m'amuse à créer...
On ne s'est plus occupé de moi.. alors j'ai démonté ces cubes et d'énervement je les ai envoyés dans le décors avant de me mettre à pleurer.
Alors j'ai grandi avec cette sensation d'abandon, et j'ai ouvert les yeux sur le même décors qu'est ma cité...un cube, deux cubes, trois cubes empilés...
Depuis longtemps la cité a été abandonnée et cette vieille dame toute échevelée ne demande qu'à retrouver sa beauté...
Cette grande dame que je devrais respecter, est devenue mon jouet préféré, toujours le même que je m'amuse à jeter, à casser...Afin d'attirer l'attention...Attention ma cité va craquer. Il est temps pour elle de se refaire une beauté...et si vous ne le voyez pas, car vous êtes trop éloigné...je continuerais à casser, afin que sa laideur vous active...
Bonjour,
Je souhaiterais savoir ce que vous entendez par "désenclavement numérique (...) des quartiers difficiles", qu'est-il souhaitable de faire dans ce domaine ?
Un vrai blog, sur lequel on puisse communiquer, c’est rare.
Je me permets donc de faire acte de parole après vos propos , lesquels m’ont personnellement touchée.
Concrètement, y aura-t-il des suites à vos propos anti glandouille du 7 septembre 2007, ou bien, ‘’le vent les emportera’’?
Je vais vous relater mon cas: je suis sûre qu’il n’est pas unique, mais moi, j’en parle.
La spécificité de mon diplôme de psychologue me permet de faire bénéficier autrui de techniques particulières: les thérapies cognitivo comportementales dont le modeling et le coaching, le training, brainstorming, etc, et également le jeu de rôles sous lequel on retrouve tout et n ‘importe quoi tellement plus personne ne sait ce que c’est (vu hier au journal télévisé de france 2, sous l’appellation journalistique de jeu de rôles, un groupe de parole). Il faut dire que dans les années 80, ces techniques ‘’américaines’’ n’étaient pas à la mode; il fallait de la curiosité pour les apprendre.
Je vais avoir 43 ans, j’ai obtenu un diplôme qui me reconnaît le droit de coacher (notamment), en 1989.
Je vis et je travaille dans les alpes maritimes ( à 15 km du bord de mer).
En 2004, je me suis intéressée aux maisons de retraite; depuis, j’y exerce, ayant tenté de mettre à profit mon savoir faire, pour développer un programme de formation permettant de rentrer dans le cadre de la lutte contre la maltraitance et de proposer de la formation - adaptation au milieu de travail dans le cadre de l’article L900-2 du code du travail. Je propose à des personnes non formées pour cela (nombreuses sont à former), d’utiliser la communication non verbale pour mieux communiquer avec les personnes démentes.
Si je vous raconte cela, c’est parce que depuis la même date, en parallèle, j’ interviens dans un quartier, pour animer un groupe de parole pour parents en difficulté, et que depuis septembre 2007 les 2 parcours sont en train de se recouper pour des raisons de financements.
Munie de la trame de mon programme de formation pour personnes âgées fin mars 2007, j’ai tapé à la porte d’élus locaux en ''zones rurales'' pour l’offrir aux aides à domicile (et je vous fais grâce des raisons techniques parce qu’elles sont hors sujet) parce que ce sont des endroits où il y a beaucoup à faire, et que je n’ai pas voulu céder à la facilité en allant direct le vendre dans le privé sur la bande littoral où ça se paie bien; j’ai juste voulu aider.
Finalement, une demande de subventions a été faite auprès du Conseil Général qui est le financeur en matière de personnes âgées.
Et là, j’ai pû mesurer la grandeur du désagrément de ne faire partie d’aucun "cercle où l'on vous aprécie bien" lorsque l’on affronte l’ « expert - technicien » de cette collectivité qui offre d'’affilier le projet à ce qui existe, pour ne pas contrarier le système.
Parfois, il arrive que les gens ne soient pas capables de voir que le système n’est pas forcément mis en danger lorsqu’on l’enrichit de pratiques nouvelles… sauf si son fondement est la médiocrité.
Pour faire court, je n’intéresse pas le système. Je sais ce que signifie être ‘’gentiment’’ mise sur la touche.
Donc moi, vous comprenez, mon ambition n’étant ni de rentrer au Conseil Général, ni de devenir fonctionnaire, eh bien je vais vendre mes formations, et grâce au système, toujours la même logique se perpétue: seuls ceux qui peuvent payer auront la qualité.
Je voulais juste à mon petit niveau, rétablir une forme d’équité devant les soins (je ne fais, en cela , que suivre les préconisation du PRSP 2005 - 2009).
Le rapport avec vous, allez - vous me dire?
Eh bien, il est simple.
Il est prévu, dans le quartier où j'anime le groupe de parole, un peu plus d'activité; j'ai senti que c'était le moment pour proposer plus.
Il faut de l’argent, pour fonctionner. Moi qui suis allée à l’école de la république, parce que j’ai pû bâtir, je suis bien placée pour transmettre à mon tour. J’ai donc offert de m’intégrer plus encore en développant un programme de coaching de groupe à l’usage des jeunes de la cité et d’une manière générale à l’usage des sans emploi, pour les amener jusqu’à l’ ANPE (qui les suit aussi, mais elle, elle ne vient pas dans les quartiers et puis elle est la ‘’façade’’ de la normalité) ou directement jusqu’aux guichets des entreprises. Sur le secteur où j'interviens, elles sont très nombreuses.
Il est hors de question que je perde du temps à demander des subventions, je viens de vous démontrer ce qui se passe. Vous vous rendez-compte, toutes ces pertes de temps.
J’ai eu une idée plus simple: mon association va aller chercher de l’argent directement auprès des entreprises pour fonctionner. Elles, elles ne mettront pas un an pour dire oui ou non; une entreprise ça se bat, c’est réactif.
Pouvez-vous dire que, nominativement, vous soutiendrez cette initiative pour la faciliter?
Ça, ça ne coûte aucun argent, ça ouvre les oreilles des entrepreneurs, et ça rentre ‘’pile poil’’ dans le cadre d’un plan anti glandouille.
Avec mes remerciements pour le temps passé à la lecture (et à l’amendement partiel ou total de la présente).
Association LOISIRS ET LECTURE
La Directrice de Projet
06330 Roquefort les Pins
Je soucris à bon nombre de vos remarque, mais je réagis à la "glandoulle". Comment lutter contre le desoeuvrement de la jeunesse sans prendre en compte la situation faite aux jeunes sur le marché du travail ?
A moins de bac+3, un premier emploi sera payé au SMIC quoi qu'il arrive, et rarement stable donc sans horizon promotionnel.
La perspective pour un jeune qui commence à travailler aujourd'hui, ce sont plusieurs années à se contenter au mieux de 900 euros par mois, soit une somme qui ne permet pas de vivre de manière autonome en l'état actuel du marché du logement.
Est-ce motivant quand on a vingt ans ?
Tout d'abord bonjour,
que faire lorsque vous etes issue de l'immigration, que vous avez toujours suivi les règles, bien "travaillée" à l'école (je suis titulaire d'un master 1 à 21 ans) mais que l'on vous empêche de continuer votre parcours?? En effet, malgré un bon dossier scolaire, ma demande d'inscription au master 2 que jevisais m'a été refusée. Depuis, je me suis donc inscrite aux Assedic mais là encore que de déceptions. En effet, on a refusé de me recevoir en rendez-vous à l'ANPE et un "conseiller" m'a déclaré au téléphone "vous êtes dans la merde"!! Je suis outrée par ce manque de respect quotidien dont fait preuve nos institutions. J'essaye de trouver un emploi dans la branche qui m'intéresse mais là encore on me dit que je manque d'éxpérience. Je vous le demande aujourd'hui que dois-je faire pour lutter contre la glandouille forcée?????
Je lis sur votre blog en certain hiatus entre le mot "glandouille" (très 21è siècle) de votre communication en conseil des sinistres et l'expression un peu surannée "Madame la Secrétaire d'Etat" (très 19ème) ... Attention, une communication politique doit être cohérente ! Sinon, attention à 2012 !
Enfin des initiatives positives pour faire reculer la glandouille.
Personnellement, je ne peux plus la supporter ; dans mon quartier de Belleville, dans ma rue Piat (Paris 20), je suis épuisé de devoir faire partie de cette majorité silencieuse qui travaille mais doit subir au quotidien la mainmise territoriale de quelques jeunes bruyants et desoeuvrés. Si encore ils ne faisaient que glander toute la journée, cela pourrait aller...
Mais non, ils crient, s'insultent, harranguent les touristes, et les habitants du quartier avec lesquesls ils s'embrouillent régulièrement. J'ai souvent le sentiment que cette rue est désertée par les pouvoirs publics ; pas une seule voiture de police, et cette jeune mafia qui propose en permanence ces produits illictes, se servant des portes cochères attenantes (dont ils connaissant tous le digicode) pour faire leur business en toute impunité.
Le soir, après une dure journée de travail, j'aimerais pouvoir me reposer, essayer de dormir à une heure raisonnable mais c'est une chose impossible a faire dans ce bruit et cette agressivité latente.
Les associations font sans doute leur travail mais on ne voit aucun changement dans la rue, toujours les mêmes jeunes qui glandent et squattent la rue dans un réflexe primaire de mainmise terrioriale, qui crée un climat d'insécurité et d'abandon par la république.
Que font les parents, qui laissent leurs enfants trainer jusqu'à minuit dans la rue, ne voyant que l'exemple de leurs grands frères, qu'ils rêvent d'imiter pour devenir dealers, avoir la vie facile, malgrè les risques qu'elle comporte.
Je pense sincèrement que la majorité des habitants de ma rue ne peut plus supporter cette situation de précarité sociale, et bien que je compatisse au sort de ces jeunes, qui n'ont pas eu toutes les cartes en main pour réussir la vie, je constate avec amertume qu'ils n'ont pas de projet. Aucun avenir, pas de copine, juste le concept de la bande, et ce senitment d'impunité qui les habite.
Je ne sais pas quelle est la solution, je suis de tout coeur avec vous pour que la situation evolue afin qu'elle change néanmoins car cela va finir par mal tourner...
Merci d'avance
pour aider les jeunes à s'en sortir, il serait temps qu'un gouvernement s'attaque à la question des bourses d'étude et veille à une répartition plus juste et plus importante.
Les bourses maximum d'étude ne permettent que de se loger, et même pas de se nourrir correctement ! Comment voulez vous qu'un élève de prépa, qu'un élève ingénieur , qu'un élève préparant un concours (capes...etc) dont l'emploi du temps est surchargé puisse (à moins d'être surdoué, mais les exceptions ne fondent pas une règle juste) puisse concourir à égalité avec les enfants de bourges alors qu'il doit s'esquinter dans le même temps dans des mac do ou autres stupidités ?
Un seul type de bourses permet cela : la bourse de mérite : mais avoir un très bon dossier, une mère célibataire au RMI, et une mention TB en S au bac ne suffisent pas pour l'obtenir car elles sont distribuées au compte goutte !
Les intentions de la secrétaire d'Etat sont plus que louables. On sent une réelle envie de faire bouger les choses et de proposer des solutions pour participer aux réglements des difficultés des territoires de la politique de la ville... A l'origine de la création de deux importantes structures d'insertion socio-professionnelle dans une grande ville de la banlieue parisienne et chef de projet de la politique de la ville à Aulnay-sous-Bois, je souhaite évoquer avec madame la secrétaire d'Etat mon expérience, depuis plus de 10 ans, de terrain et les analyses que j'ai effectuées sur les caractéristiques sociales, économiques et urbaines des quartiers.
Tidiane Koïta
tel: 06 22 70 79 42.
Bonjour,
..quelle franchise pour une personne que l'on imagine plutôt pratiquer (être obligée ?) la langue de bois.
Je ne donne pas un conseil, mais un avis sur la situation actuelle :
- à qui ça profite ?
Exemple les effectifs réduits à l'école, c'est devenu du matraquage que de faire croire qu'une classe fonctionne mieux à petites effectifs. cela n'a jamais été prouvé (le contraire non plus).
On mélange efficacité du service et condition de travail des personnels.
sauf que dans une classe un peu plus nombreuse (25, 28) on est bien obligé d'apprendre à respecter l'autre pour travailler...
Des animateurs dans les Q ? Une mesure qui fait peut-être baisser le chômage, mais en quoi des "grands frères" permettent-ils d'en sortir (du quartier, de la situation, des valeurs de la bande, du refus des valeurs de la République) etc..
Leur formation est faible, ils refusent d'aller voir ailleurs, de se former correctement...
Je n'ai pas d'autre commentaire. Chiche d'aller au bout de ce raisonnement... l'effort c'est en effet ringard.. mais c'est le corolaire de l'éducation !
Madame, J'ai le 3/07 à Matignon (en fait le Ministère du Logement explicité à Mme Nadia BOUYER les projets de l'association actions bleues en matière de logement, d'insertion par le sport - par le financement par le mécenat d'installations sportives dans les quartiers au lieu du Louvre ou de VERSAILLES - L'adhésion à un club de sport = Une deuxième famille salutations
Education est le maître mot. Je n'habite pas la "cité" mais juste à côté.
Comment faire comprendre à ces jeunes et à ces moins jeunes, qui ne représentent qu'eux mêmes et qu'une petite minorité des habitants, le sens du mot respect alors qu'ils ne respectent pas leurs propres lieux de vie.
Les poubelles sont nombreuses mais les ordures toujours à côté...Les cages d'escalier sont saccagées mais ce sont toujours les mêmes qui les vandalisent. On a désenclavé cette cité en créant à sa porte un nouveau réseau de transport collectif rapide et direct qui met le centre à moins de 10mn en bus mais toutes les semaines les vitres des abribus sont explosées et stupidement remplacées chaque semaine aux frais du contribuable qui paie son ticket ou son abonnement toujours un peu plus cher (faut bien payer le remplacement des vitres).
Les commerces ont fermé, faute de clients ou de caillassages constants.
Alors, oui, il faut faire le ménage, placer en centres éducatifs fermés tous ces récalcitrants au respect et à la vie en société qui empoisonnent la majorité, les ramener à des valeurs morales et humanistes, au goût de la connaissance et du travail à commencer par celui de l'intérêt général (non, je ne suis pas sarkozyste). Je pense qu'il n'est jamais trop tard pour transformer les gens mais cela demande du temps, beaucoup de temps et de l'amour, beaucoup d'amour. Pourquoi ne pas commencer par leur faire prendre conscience que dégrader leur propre lieu de vie et faire payer constamment la communauté n'est pas le meilleur chemin pour sortir de leur marasme. Qu'on commence par les éduquer ou les ré-éduquer chez eux, avec l'aide de toutes les bonnes volontés qui voudront s'y coller (éducateurs, bénévoles, acteurs locaux....). Ce gâchis humain est insupportable !
Madame la secraitaire d'Etat,
Je voudrais d'une part féliciter votre intervention, courageuse.
Je suis un pure produit des cités, consultant en finances publiques aujourd'hui.
La banlieue a, d'une part c'est bon et mauvais coté.
Les cotés positifs :
- la réalité du terrain, les difficultés de la vie de tous les jours qui nous permettent de nous forger l'esprit et de " rien lacher ".
Les mauvais cotés :
- Je citerais Pierre Bourdieu: la vrai réussite dans notre société passe par l'accumulation du capital social (quelles relations sociales bénéfiques peuvent trouver aujourd'hui nos jeunes des cités?!), du capital culturel (une grande majorité des post-bac passe par l'université et non par de grandes écoles faute de moyen financier) et enfin du capital économique (la situation économique des ménages ne le permette pas).
Donnons de l'espoir à cette génération de "banlieusards" pour qu'ils puissent un jour avoir la fin espoir de mettre en symbiose ces capitaux.
Karim SEMSOUM
Bonjour Madame,
Je "m'amuse" et je m'afflige de lire dans les différents média et blogs les réactions à votre déclaration du 7 septembre.
Nombreux se plaisent à considérer le glandouillage des jeunes comme une cause et non une conséquence de l'enclavement, de la ghettoisation des banlieues depuis une trentaine dannées.
Vous participez à un gouvernement de RUPTURE avec le précédent gouvernement de FRACTURE, celui qui désignait les parents des "glandouillards"d'aujourd'hui comme des locataires français "avec le bruit et l'odeur en plus".
Votre tâche est rude et fait l'objet d'une demande et d'une attente grandissante.
Nous allons je pense être très vite fixés. Cette rupture proclamée n'est elle qu'une imposture d'annonce?
Quoiqu'il en soit, après, moi aussi, ce parler "CASH", sachez que vous pourrez compter sur mon total soutien et mon modeste apport.
Je n'entends pas rester sur le banc des spectateurs.
"Pour triompher, le MAL n'a besoin que de l'inaction des gens de bien" Edmund BURKE
ARRIBA FADELA!
Votre
William PHILIPPE
bien gentil de penser aux jeunes ,moi j'ai 49 ans ,je me suis reconverti 3 fois dans ma vie en faisant des formations pour changer de metier et à mon age , des difficultes enormes à trouver un job alors que j'ai des competences
alors fadela,si tu peux en meme temps dire aux patrons qu'à 49 ans ,on est jeune (peut-etre les patrons sont vieux à 50 ans?)
ne nous oubliez pas non plus ,la population n'est pas constituée uniquement de d'jeuns
La solution au problème d'une partie des français s'appelle " application stricte des lois sanctionnant la discrimination" et cela dans tous les domaines : emploi, loisir, logement...etc.
La charte de la diversité signé ya quelque temps par les entreprises ce n'est rien, concrêtement, cette charte ne fait que reconnaitre l'existence de téléprospectrice et de techniciennes de surface bac + 5 d'origine algérienne ou malienne à une place ou elle ne devrait normalement pas être.
Une etude récente vient de mettre en lumière la chose suivante : il y a autant de diplomés blanc que de diplomés issus de l'immigration non européenne.
En conséquence, le problème se trouve ailleurs, il s'appelle ghettoisation, discrimination, stigmatisation, ridiculisation et paternalisme.
Pourquoi refuser de voir en face une réalité que tous les rappeurs vous disent depuis plus de 30 ans.
La politique de l'autruche ménera à une big big emeute de banlieue qui cette fois ci mèlera tous les composantes issues de l'immigration ( diplomés non diplomé, parents enfants...etc) Cela s'appèle une révolution contre l'arbitraire et les privilège liés à la naissance : exactement comme en 1789. A force d'injustice, ça pète un jour ou un autre !
Les mesurettes de FADELA N'y changeront rien pire elle ne vont que confirmer ceux tous pensent déjà depuis plus de 30 ans.
http://www.parti-multiculturel-fran...
Félicitations, Madame la Ministre. Votre analyse et votre déclaration d'intention sont percutantes... jusqu'au langage branché, juste comme il faut !!!
Maintenant à quand les propositions concrètes et leur mise en oeuvre ?
Car seulement trois lignes sur l'emploi.....et une formule choc que chacun va retenir "Tolérance zéro pour la glandouille" . Enfin, chacun de ceux qui sont persuadés que "la glandouille" est le choix délibéré du "glandouilleur".
Alors quelles mesures pour une "Tolérance zéro" à l'encontre de l'employeur qui refuse les trop jeunes de 25 ans ou les trop vieux de 45 ans, les noirs, les bronzés (pas ceux qui arrivent des sports d'hiver dans les Alpes ou de l'été sur la côte), et autres "handicapés", même tout à fait qualifiés.
J'ai receuilli et élève bénévolement depuis plusieurs années une petite fille métisse et handicapée qui a perdu sa maman atteinte d'une maladie grave et dont le papa, ouvrier qualifié du bâtiment, recherche désespérement un emploi. Inscrit dans 6 agences ANPE, debout tout les matins à 6 h pour faire la tournée des offres. Retenu pour des entretiens d'embauche au vu de son CV. Plus retenu après l'entretien : tout ce qu'il y a de plus français car réunionnais, mais noir et 46 ans ... Il vit dans ces quartiers à la périphérie des villes dont vous parlez et sa priorité : conserver son logement pour accueillir décemment son enfant. Le RMI et les alloc n'y suffisant pas, il se prive, se nourrit de riz et de "boucané", s'affaiblit, se met un peu à boire de la bière pour retrouver l'espoir et fait un bon marché les week-end avec son enfant pour laquelle il mijote des petits plats et offre un petit cadeau. Quand la caise est vide, je l'aide un peu... Ne croyez pas que je sois riche ... cadre de la fonction publique en fin de carrière, je gagne 2 300 euros nets toutes primes incluses (célibataire sans enfant j'en redonne 3 500 à l'Etat à titre d'impôt).
Alors, je souhaite vraiment que votre baguette de ministre soit assez magique pour changer le regard de certains sur certains "autres". Première condition de l'égalité chances.
Mais je crains que le slogan "Tolérance zéro pour la glandouille" ne se retourne contre le discriminé et non le discriminateur....
Souvenir de jeunesse, en 1960, à l’école des Pâquerettes de Nanterre, tous les jeunes issus de la première génération de l’immigration, filles et garçons, avaient à cœur d’apprendre, de s’éduquer, de se former. Ils ne sortaient pas illettrés de l’école, comme 25% des jeunes des banlieues aujourd’hui. Tous les enfants respectaient les enseignants, ils ne chahutaient pas, les « mecs »n’insultaient pas les filles, ne les violaient pas, ne les immolaient pas. Il n’y avait aucune jeune fille voilée, pas (ou peu) de drogue. Les jeunes adultes désoeuvrés n’osaient pas venir semer la pagaille dans l’enceinte des établissements scolaires. Et puis les habitants des cités prenaient soin de leur habitat, soignaient leur environnement.
On ne brûlait pas les voitures des pauvres, on n’incendiait pas les bus utilisés par les ouvriers pour se rendre à leur travail, on ne détruisait pas l’établissement scolaire érigé par la République pour servir aux enfants de son quartier.
L’égalité devant l'école que « revendiquent » souvent ceux qui ont "la haine", cette égalité existait en 1960 et elle existe plus largement encore au niveau scolaire. Autant d’écoles et de collèges, autant de profs, et souvent plus de moyens dans ces Zones d’Education Prioritaires qu’ailleurs.
Mais comment un enseignant peut-il raisonnablement organiser sa classe à la fois pour des élèves curieux, qui ont l’envie de travailler, des ambitions personnelles et pour d’autres quasi illettrés qui n’ont d’autre objectif que de "passer le temps", "faire chier le prof" et réduire à néant les efforts des enseignants.
Pour que l’école républicaine fonctionne à nouveau, il faut restaurer le respect pour les enseignants, pour l’enseignement, dans le cadre strict des lois laïques de la République.
Les institutions, et en particulier la Justice doivent montrer une fermeté sans faille contre toutes les attaques anti républicaines.
En 1881et 1882, Jules Ferry faisait adopter ses lois de laïcité pour une école gratuite et pour tous. Pour expliquer aux enseignants ce qu’il attendait d’eux, J Ferry avait adressé une longue lettre à tous les enseignants de France.
En imposant, avec l’appui des enseignants, une matière nouvelle « l’instruction civique morale et citoyenne », le Ministre avait réussi -et pour un siècle- à faire des écoles de véritables havres de paix où l’on apprenait dans le calme, en dehors de toute contrainte idéologique.
L’éducation au respect et à la citoyenneté proposée par Mme Fadéla Amara, qui peut être un outil de cohésion fort parents/ enseignants s’apparente à cette « révolution » entraînée par Jules Ferry il y a un peu plus de cent ans. La lettre de N Sarkozy adressée aux enseignants aussi.
En 3, l'Education ? Non en PREMIER !
Bonjour,
Le respect des jeunes des cites passe notamment par l'acces à la culture. La culture qui leur permettrait d'etre l'egal des jeunes des quartiers favorises.
a quand la tolérance zéro contre les discriminations ?
parce que tout ca c'est du vent,comme ces 25 dernieres années.
Bonjour,
30 ans cette année dont 25 en Banlieue (Pantin, Bondy, Clichy-sous-Bois et Livry Gargan).
J’ai vécu dans trois pays (bientôt quatre) et en ai visité une trentaine. Un nom a consonance étrangère.
Aujourd’hui lorsque je vois des images de la France c’est a travers le journal télévisé trouvé sur internet, ou grâce aux medias étranger du pays ou je me trouve actuellement…et cela, honnêtement, fais peur ! Pourtant beaucoup de choses pourraient être faite a tous les niveaux, sans pour autant gonfler encore plus les impôts des contribuables et/ou augmenter le déficit national.
Quelques idées en vrac, déjà testé a travers le monde et dont, je pense la France pourrait s’inspirer un peu :
LOGEMENT
- Au Québec, par exemple, il existe des fronts d'action populaire en réaménagement urbain. En gros des logements sont remis à neufs ou améliorés par les habitants du quartier eux-mêmes aidés de bénévoles (architectes, plombier, étudiants etc.). Les matières premières étant fournies par la commune (peinture, bois, outils etc.). Cela permet d’améliorer à court terme la qualité de vie.
-Dans le même esprit, a Montréal, il existe 10.000 jardins communautaires (équivalent jardin ouvrier, comme celui de la Courneuve), donné sans conditions de ressources. La Ville de Montréal fournit : de la terre, un point d'eau, une remise (cabanon) ou un coffre à outils, des tables, des clôtures, du sable, de la peinture, des fleurs, etc. En France priorité pourrait être donnée aux familles de plus de trois enfants par exemple ?
SECURITE
-Pas de places dans les prisons, de plus en plus de délinquants... Pourquoi ne pas envoyer les « petits » délinquants en mission humanitaire dans un pays du tiers monde au lieu de le mettre en prison, a proximité des « gros » délinquants ? Cela permettrait de désengrener les prisons d’une part, et de responsabiliser le « petit » délinquant d’un autre coté ? Il y a plusieurs points positifs à développer sur ce sujet.
Etc. etc. etc.
Je serais ravie d’en parler avec vous, si toutefois cela vous intéresse. Vous avez mon mail…
Bonne continuation,
Je suis heureuse qu’il y ait enfin des personnes comme vous au gouvernement !
Aujourd'hui j'ai rencontré Jamila 22ans et Touria 23 ans, l'une n'a jamais trouvé de maître d'apprentissage pour son Cap prothésiste dentaire et recherche des ménages déséspèrément pour remplir son frigo à la fin de la semaine. Elle attend, l'accord pour son dossier de surendettement. L'autre s'épuise de CDD hotesse de caisse en rupture de CDI téléoperatrice pressurisée et angoisse des menaces d'huissier de son banquier préféré. Si vous pensez vous occuper de ceux qui glandouillent moi je panse ceux qui se débrouillent et ils sont nombreux dans la Cité. Mais si je garde de l'espoir de les voir s'en sortir et grandir, je ne peux pas m'empécher d'observer qu'en s'appelant Pauline et Delphine elles auraient moins de difficultés. Bon courage.
les clubs d investissement a la place de nos mjc avec du personnel competent et passionés par le monde de la bourse; des analystes de quartier ;des trader banlieusard pourrait on creer.des intervenant qui apprendraient les lois du marché et qui pourraient pourquoi pas faire fortune .le cac4O dans nos quartier et non juste a ses portes une alternative a l echec dans nos banlieu.le projet et audacieu madame la ministre et les obstacles nombreux j espere que vous trouverez les forces necessaire dans votre entourage et que vous ne tombiez pas dans les piege de votre propre camps.un plan marshall oujourdhi c est un plan euros et va en falloir et mieu vaut creer des etablissements qui propose une vraie alternative je parle du marché boursier q un tas de subvention qui creer des espaces et autres activiyé qui sont plus des farces que de vraie solution .un seul plan les euros
je retrouve ce blog aprés absence
je viens de vous lire et j'imagine la "tete" des costards cravatte dans l'hémicycle!
comme quoi on peut se faire comprendre de tous, nantis et misérables, en sauvant syntaxe et grammaire!
j'ai montré quelques reserves à vos idées, mais votre appel couvre toutes les idées
si la République veut se réveiller elle peut et peu importe les décisions, pourvu que ça bouge! car dans ce désert qui avance n'importe quelle petite racine qui ferait bourgeon est bonne à prendre
je vous souhaite le meilleur pour ces villes ghettos,
et un des combats est celui de la discrimination, celle objective et surtout celle enfouie dans les pensées
je vous rapelle ma conviction: on doit aller vers...la culture, la formation, le travail....en car, à pied, en voiture ......et aucune raison de deplacer les usines, entreprises, ateliers de peintre
je vous le répèterai car jadis, m'echapper de mon village microfilmé me fit grandir
il manque aussi dans les quartiers construits il y a 50 ans ce qui existait dans les lotissements ouvriers du début XXeme siecle : des jardins.
d'abord c'est joli, ensuite c'est une bonne éducation que de faire pousser des plantes, des fleurs, des fruits et des légumes ...
ça a toujours marché
l'emploi, le désenclavement, l'éducation
et il faut aussi que ce soit beau
bon moi je suis maçon coffreur dans le btp, je travaille pour un gros groupe qui essayes de recruter parmis les jeunes desoeuvres de banlieues.C'est une catastrophe, on ne devient pas maçon parcequ' il y a de l'emploi dans cette branche, il faut le vouloir tres fort.
D'ailleurs je refuse maintenant d'apprendre le metier aux trous du cul.je le dit a mon chef qui est d'accord avec moi : un si beau metier ne peut etre brader pour des gars qui ne veulent pas se salir les mains. Pourquoi les orienter vers le btp. On croirait que c'est un metier ouvert a tout le monde. Mais moi je ne forme et conseille que des jeunes qui choisissent ce metier et non pas de pauvres cons qui ne savent pas quoi faire de leur vie et comment toucher de l'argent facilement avec leurs assistante sociale, ou leur conseillere mission locale.S'ils veulent s'en sortir qu'ils fassent les demarches seul si ils ont vraiment envie de travailler dans le btp.
madame,
nous venons de suivre votre intervention sur canal +
(dimanche +), nous sommes très surpris qu'une personne occupant la fonction qui est la votre use d'un tel registre de langue.
quel exemple pensez vous donner aux jeunes générations ? (glandouille, grande gueule, tune ect...)
Je viens de voir votre intervention sur canal +; Cela nous interpelle moi et mon ami de nationalité turque, concernant votre approche de la politique du ministère de l'immigration. Nous sommes Pacsés depuis plus d'un an et vivont ensembel depuis plus de deux ans. Malgrès cela nous sommes victimes de discrimination de la part d'un gouvernement qui se vantent de lutter contre. La Préfecture considère notre couple sans valeur aux yeux de la République. Nous sommes dans les procédures administratives avec la crainte que Bayram soit expulsé à tout moment. J'aimerai avoir votre position sur notre situation , un avis franc... Stéphane et Bayram
Heureuse de voir enfin une enfant de la République issue de l'immigration au sein du gouvernement! Il aura fallu attendre 2007 et l'arrivée de Nicolas Sarkosy à qui je dis merci de reconnaître le talent avant toute chose et au delà de toute discrimination.
Melle Amara vous en êtes la deuxième élue après rachida Dati qui on le voit bien à du mal à s'imposer...
Des freins vous allez certainement en trouver, on ne change pas les a-priori et les préjugés comme cela du jour au lendemain.
Je vous souhaite bon courage à toutes les deux et partage vos combats et vos idées pour ce qui est de la réforme au sein du ministère de la justice et de la politique de la ville et pour conclure : OUI tolérance Zéro à la Glandouille et NON au Communautarisme.
Bonjour,
Une loi récente (parmi d'autres) permet de favoriser la prise d'initiatives par la création d'activités économiques, sous forme de micros entreprises. Il s'agit de la loi sur le bouclier social.
Malheureusement, le deuxième décret d'application, portant sur la création d'activités de services, semble rester indéfiniment "à paraître" :
http://www.pme.gouv.fr/essentiel/vi...
Pourquoi concevoir de tels outils et ne pas s'en servir après ?
Quand sortira ce décret qui permettrait à certains de sortir de la "glandouille" ?
Fadela,
je suis un "jeune de quartier" vivant à marseille.
à Paris, on dirait "Jeune de banlieue"....
Bref, nous sommes tous dans le même panier,....nous sommes la France d'en bas!!
J'ai la chance de faire des études supérieures, et je reviens d'un semestre d'études en université aux états unis.
J'ai donc pu analyser un peu, et comparer nos 2 systèmes....
Je pense aujourd'hui qu'une grande partie de notre "desespoir", de notre "mise à l'écart", de nos difficultés, de nos échecs, pourra se résoudre par le système EDUCATIF!!!! nos collèges, nos lycées, et nos universités!!!!!!!!!!!
La répartition des cours théoriques, des activités culturelles et artistiques, les installations sportives, l'installation d'un grand championnat universitaire, lycéens,des collèges, et dans chaques sport. Les bourses d'études par le sport, permettant à des jeunes défavorisées de s'en sortir par le sport, la révision des programmes, la construction d'universités, collèges, lycée dotés d'installations sportives, culturelles, artistiques, informatiques de grande qualité.
Je possède beaucoup d'idées, mais les idées sont impossibles à développer si l'état ne mets pas les moyens financier conséquents........
Si vous avez besoin de jeunes de banlieues ou de quartiers ayant des idées, n'hesitez pas à nous contacter.
Merci,
Bonjour,
Bravo pour à la fois le ton et le fond des projets qui vont naître de ce regard sans concession et réaliste...Chef d'Etablissement d'un lycée professionnel rural (sous contrat avec l'Etat) aux portes de Dax et qui scolarise 180 jeunes dont 57% de boursiers (avec beaucoup de jeunes socilalement ou familialement "blessés), je souhaiterais que "nous" ne soyions pas les oubliés de ces politiques "de la ville"...Les fractures ne sont pas forcément où on les imagine, les voit....
Acteurs du monde "semi-urbain" ou rural, nous ne voulons pas être oubliés...
Alors chiche pour bosser ensemble, en partenariat et une rencontre sur le terrain...Je suis partant!
Bonne route et à bientôt par mail....
Bonjour,
Je viens de lire cet extrait de votre intervention et, en tant qu'animatrice socioculturelle dans un quartier pour les ados et jeunes adultes, je suis interpellée par plusieurs choses.
La toute premiere est que vous citez trois objectifs, mais quels sont les moyens que vous souhaitez mettre en oeuvre pour les atteindre? Car nous savons tous que ces trois points sont essentiels! Concretement comment faire pour sortir un jeune d'une certaine lethargie, ou la confiance en soi n'existe plus, ou la drogue assome, ou la pression du regard des "potes" pèse sur celui qui veut s'en sortir? Je parle là d'une certaine population de jeunes, ceux qui «glandouille»
De plus je suis largement sceptique quant à un changement profond...et je ne mets pas votre volonté en cause. Quelque soit votre désir d'améliorer les choses, les lois ou décrets votés, la réalité du terrain est autre!! Tout simplement parce que sur ce même terrain la volonté, les enjeux politiques ne sont pas les mêmes!!
Votre volonté ne s'accorde pas non plus avec les diminutions de budget considérables et régulières touchant le «ministère de la jeunesse, des associations et des sports » Diminutions qui ne s'appliquent bien sûr qu'au deux premiers, le sport étant étant le grand favori!!
De ce fait, beaucoup de ces petites associations de quartier disparaissent, les municipalités prenant alors le relais. Par conséquent, l'animation socioculturelle, fruit du milieu associatif a, elle aussi été récupérée par les mairies.
Quelles en sont les conséquences?
La première est qu'il n'existe alors plus de liberté, la politique varie selon que le maire est de droite ou de gauche, un an avant et un an apres les élections municipales, nous ne pouvons plus mettre en place de projets car les responsables flippent de se voir mettre à la porte...
Je parlais de volonté politique...nous avons la notre, mais celle du responsable politique sur le terrain va être qu 'il n'y ai pas de bordel, que les voisins soient contents, et surtout d'être réélu mais il se fout du bien être de la population du quartier, de la propreté de celui-ci... J'ai conscience de faire un portrait sombre et qui ne peut être généralisé, mais il existe bel et bien.
La seconde est que la lourdeur administrative ne colle pas avec la principale exigence d'un travail avec «l'humain», à savoir, la réactivité!!! Pour être concrète, si des jeunes du quartier me demandent d'aller voir un spectacle de danse le soir même ou d'organiser un barbecue pour fêter le permis de untel, je ne peux pas parce que dans une mairie, il faut un bon de commande (pas de liquidité), reserver le mini-bus 5 jours à l avance (et ce même si il est disponible le jour j!!!), faire un ordre de mission, et pour tout cela, les documents doivent être signés par le responsable, celui encore au dessus, l'adjoint au maire, voir des fois le maire....si un d'eux est en vacances..................!!!!!! Et je ne parle là que de petits projets...
La troisième est que nous destituons la population de leurs moyens d'action! Les associations impliquaient un investissement des gens des quartiers, ils étaient acteurs et nous les rendons simples consommateurs!!
Que va changer une journee consacrée à l'éducation au respect? Soyons honnête, la journée anti tabac n'influe pas sur le nombre de fumeurs, il n'y a pas plus de cyclistes quotidiens depuis la création de la journée sans voiture...
Il existe suffisamment d'évènements de ce genre qui ne portent pas leurs fruits. Je pense notammment à la journée pour la prévention routière pour laquelle je constate chaque année qu'elle n'a aucun impact sur les jeunes.
Alors quels moyens avons nous réellement sur le terrain??
Je souhaiterais également être informée sur «des réunions publiques se tiendront dans tous les départements de métropole et d’Outre-mer, dans chaque ville, dans chaque quartier pour permettre à tous d’échanger et de donner leur opinion sur ce que doit être la ville de demain » dont je n'ai pas entendu parler dans ma ville (74)
Merci de votre réponse
la glandouille, parfois, on y est forcee
ma femme ayant un master d urbanisme (bac +5), elle ne trouve aucun poste dans ce domaine apres maintes et maintes candidatures. meme en postulant dans des metiers en dessous de sa qualification.
pour moi etant technicien informatique et formateur informatique , on m appelle pour quelques missions precaires (1 jour a 3 mois)
alors comment eviter la glandouille malgre que nous faisons des activites dans notre ville (ecole des beaux arts, association,etc.)
cordialement
Au lieu de consacrer une journée à l'éducation et au respect (au risque de multiplier les journées...qui sont autant de "gadgets"), ne serait-il pas préférable de remettre des cours de comportement, de morale et de civisme à l'école ? Vous parlez des boîtes aux lettres cassées, mais vous ne parlez pas de l'impunité de ceux qui les cassent... Que pensez-vous des travaux d'intérêt général comme peine alternative et éducative aux incivilités ?
Bobjour,
La fin de la glandouille ... BRAVO !!
Donc ce serait parait-il (il suffit probablement d'y croire comme d'habitude) la fin de la glandouille .... admettons et espérons le, (quoique si fin de glandouille il y a , c'est que justement glandouille il y avait, ce qui ne pouvait qu'être nié avant que la fin en soit officiellement décidée ) . mais restons séreux .... ne serait-il pas urgent et en même temps d'envisager la fin des protections occultes dans la discrétion, bref, s'adapter au 21ème siècle et laisser tomber des méthodes et attitudes relevant d'un autre âge, le moyen âge ?
Cordialement
Bonjour,
L'utilisation systématique du "Ya qu'a", "Il faut que" défoule, fait du bien, comme une bonne décharge d'adrénaline, un gargarisme provisoire... C'est devenu un usage général de nos politiciens et autres femmes et hommes de pouvoir!
On cause, on cause fort, on simplifie, on parle "d'jeunes", on croit que cela va résoudre les multiples problèmes d'une société complexe et en plein désarroi.
Les formules lapidaires style "tolérance zéro contre la glandouille" passent sans doute très bien à la télé! Il y a là quelque chose d'insultant pour les jeunes qui acceptent des contrats en alternance à 500 euros par moi en 3/8 pour 39H. Véhicule exigé. J'en connais!!!
Faites vous du bien Mme Amara, ayez l'llusion d'être utile à quelque chose. Profitez en, la réalité viendra bien assez tôt...
Ce discours à l'emporte pièces, cette démagogie finit par fatiguer sérieusement ceux qui sont sur le terrain et se coltinent quotidiennement des souffrances, des peurs, des questionnements, des urgences sociales, des discriminations de tout bord...
Je vous invite à passer une semaine avec moi, au boulot, pour reprendre contact avec la réalité
Signé: Une travailleuse sociale fatiguée.
au sujet de la banlieue ,j ai connu un exemple ou cela avait assez bien fonctionné c était a la VILLE NEUVE ,banlieue de GRENOBLE avant que CARIGNON ne detruise le travail exemplaire de M DUBEDOUT mixité sociale, ethnique , culturel tout y était fait pour un possible vivre ensemble il s agit donc bien de décision politique
D BEN HAMOU educ
Bonjour Fadela,
Je souhaite sincèrement que vous lirez mon message. En fait, c'est très simple, je tiens juste à vous dire que j'admire votre travail, votre combat, votre parcours.
Si beaucoup d'entre nous se bougeait comme vous les choses seraient réellement différentes! Moi je souhaite vivement un jour mener une mission comme la vôtre. C'est tout à votre honneur.
Bien sincèrement,
Vivement la "tolérance zéro pour la tolérance zéro"
Votre soit disant "coup de gueule" ne vise qu'a nous faire oublier que vous étes membre d'un gouvernement de droite qui mene une politique de droite dont on voit aujourd'hui les conséquences. Je ne doute pas de la sincerité de ceux qui vous soutiennent mais je vous accuse de tromperie politique aupres de ceux qui croit aux belles paroles sans analyser la vraie nature des maux de notre societe: la toute puissance de l'argent. Aucun changement dans notre société sans debat sur cette question.
La langue francaise est le meilleur vecteur de l'immigration....C'est tout à l'honneur de votre fonction que de la parler correctement et c'est tout à l'honneur du Chef de l' Etat que de vous avoir proposé comme modèle d'intégration réussie. Faites bon usage de notre magnifique langue nationale, symbole d'unité de nos concitoyens dans leur immense diversité ! protéger notre langue, c'est protéger les candidats nombreux à l'immigration que vous souhaitez accueillir....Protéger notre langue, c'est vous faire comprendre de tous en matiere de politique de la ville et ne pas travailler pour un petit nombre d'élites..... Remettez notre langue au coeur des cités et laissez tomber l'imitation des pseudo- langages tribaux qui n'apportent rien aux problèmes des banlieues ! Point n'est besoin d'imiter ce langage des cités pour essayer de les sortir de la désespérance ! Soyez naturelle, Madame la Secrétaire d'Etat, parlez notre langue officielle puisque vous travaillez officiellement pour notre République !
Les constats sont faciles à faire, les actions le sont moins et ce n'est pas en agissant dans la précipation comme le gouvernement semble vouloir le faire que l'on va arranger les choses.
Les bailleurs en prennent un coup dans le discours de Mme Amara, notamment dans l'attribution des logements sociaux mais il faut rappeler que les élus locaux ,dont leurs villes sont réservataires de beaucoup de logements, ont un rôle important dans ces attributions et sont trés sélectifs. L'entretien des immeubles quand ils sont dégadés quotidiennement n'est pas non plus une mince affaire pour les bailleurs.
Laisser la parole aux habitants: c'est bien mais ce n'est pas cela qui fera vraiment avancer les choses. Il faut surtout responsabiliser chaque habitant et ne pas lui faire croire qu'il peut tout avoir des pouvoirs publics, qui certes peuvent s'améliorer.
Il faut être constructif, éviter les discours flaboyants mais j'ai bien peur qu'on ne prenne pas le bon chemin pour cela avec des discours un peu simplistes pour des problèmes complexes.
Bon courage quand même.
@Michel Berenguer 52 : Madame *LA* secrétaire d'Etat ne fait pas du tout XIXème siècle. La féminisation avec une 1ère circulaire date de 86 ...Mille neuf cent 86 soit le XX ème siècle ! Et au vingt-et-unième siècle la féminisation des noms de métiers ,de grades et de fonctions n'est toujours pas appliquée !
On ne va pas se la raconter, je vous le dis cash...
Mais qui croyez-vous bluffer avec votre vocabulaire relâché? Vous êtes secrétaire d'Etat, nous attendons de vous que vous parliez correctement. Ces mots ne cachent pas le vide de vos propos...
Une chose est sure, mieux vaut glandouiller au gouvernement qu'en banlieue!
je vous remerci de votre intervention sa vas faire bouger les momis
Il ne faut pas oubleir la création d'entreprises comme un moyen de créer de l'emploi. Car pas besoijn de diplôme pour cela, mais des idées et du courage, ce qui ne manque pas dans les quartiers. L'anti-glandouille c'est aussi cela. Voir ce qui se fait entre autres à Corbeil aiux Tarterets avec la Maison de la création d'entreprises.
cela fais 5 mois que j'ai emmenagé dans un quartier ou il n'y a pas un soir ou les jeunes ne passe leur temps à hurler a boire et fumer , toute la journée il ne font que ça.
résultat ma petite fille et nous sommes réveillé 3 à 4 fois toutes les nuits.Quelles solutions avez vous pour ça, meme le dialogue ne sert plus à rien car pour eux ils sont chez eux et il n'y a rien à dire meme la notion de respect ils ne l'ont pas.
S'ajoute à cela la fatigue au travail, le manque d'attention à l'école pour ma fille, le stress et les nerfs sont mis à dure épreuve quand je dois me lever à 6h du mat pour aller travailler et eux pour aller dormir.
Il doit forcément y avoir une solution mais laquelle .
En tout cas je vous souhaite bon courage et que votre motivation ne s'éteigne pas. COURAGE
Montréal, 12h40 - le 20 sep 2007
Madame,
Je suis tombée un peu par hasard sur votre blog pendant ma pause déjeuner et laissez-moi vous dire la fierté et l'espoir que vous réveillez en moi.
Fierté d'être française. Car ici, au Québec, on salue et on applaudit même cette nouvelle vague politique française qui n'a plus la langue de bois. Fière d'être française quand notre gouvernement donne les moyens à une femme comme vous d'agir.
Pleine d'espoir également. De voir la France évoluer, changer. Qu'un jour mon fils puisse vivre dans son pays d'origine.
Oui, je suis une expatriée. Une lâche m'a-ton dit parfois (surtout pendant les présidentielles ... comme si nous n'avions pas le droit de nous exprimer, nous, les immigrants.).
J'ai grandi en banlieue lyonnaise, avec tous les problèmes que vous connaissez. Et à 20 ans, j'ai décidé de partir. Car en France, je ne trouvais pas de solutions.
Après avoir beaucoup voyagé, mon conjoint et moi avons posé nos valises au Canada. Non, ici non plus ce n'est pas la terre promise. Il a fallu se faire une place dans ce pays qui n'était pas le notre et ou personne n'attendait après nous. Il faut supporter, années après années, de vivre loin des siens et de n'être plus vraiment français ni totalement canadien.
Mais ici, partout, on se sent en sécurité. Et ca, c'est un sentiment qui n'a pas de prix. Ici, je n'ai pas plus de diplomes qu'en France mais on m'a laissé ma chance. Et le travail paye. Ici, nous faisons partie de la classe moyenne, comme en France, mais nous avons eu les moyens d'acheter un appartement sans nous endetter sur 35 ans. (nous envisageons même de créer notre entreprise.) Ici, je peux offrir à mon fils une enfance, sinon dorée, du moins paisible.
Oui, j'ai fuis la France. Mais après avoir lutté pendant toute ma jeunesse contre des forces visibles (machisme, violence verbale et/ou physique, environnement délabré) et d'autres invisibles (chomage, faibles revenus mais surtout manque d'espoir et de foi dans l'avenir), j'ai eu envie d'en profiter et de m'établir dans un pays qui me permettrait d'aller de l'avant.
Cependant, aujourd'hui, avec le nouveau gouvernement, je me prends à rêver d'un retour en France. Possiblement, éventuellement, dans quelques années.
Je rêve de pouvoir rentrer dans un pays ou le travaille serait payant, ou il ferait bon vivre et ou les différences ethniques ne seraient plus un sujet de bataille mais un atout et une fierté.
Je rêve d'un pays moins assisté ou les avantages sociaux ne seraient pas un frein à la réussite économique.
Je rêve d'un pays appaisé, en marche vers l'avenir.
Grace à vous, et au nouveau gouvernement, j'ai envie d'y croire, pour la première fois de ma vie. Oui, on dirait que la machine est en route. Alors ne vous arrêtez surtout pas en chemin. On compte sur vous.
Merci.
Stéphanie - une expatriée en mal de racines
Bonjour,
je viens juste de découvrir ce blog que je trouve très intéressant.
Cependant, je ne me sens pas concernée par la majorité de vos discours sur les quartiers étant donné que je n'ai jamais habité les quartiers qui me semblent visés. Non, j'habite un quartier où les superbes résidences cotoient les HLM, les immeubles des années 50 où un beau mélange d'ethnies a été créé. Cependant, ma petite vie tranquille est un peu tourmentée, non pas à cause de la population quotidienne, mais celle de la nuit, où dealers, prostituées et clients se cotoient sous ma fenêtre sans que rien ne soit fait, rien.... Et tous les matins, je sors dans mon beau petit parc, jonché de préservatifs usagés, de mouchoirs, de seringues parfois. Et les poubelles qui ont toutes flambées cet été. Mais comme dit la police qui de temps en temps passe par chez moi, "le parc est privé, donc on ne peut rien faire!"
voilà, j'aime mon petit pâté de maison, avec les gamins qui se ruent à la sortie des écoles pour aller jouer avec leurs copains, les petites mamies qui se dorent au soleil et la tranquillité qu'il y règne. Le jour seulement.
dernier petit point que j'aimerais préciser, parce que je pense que c'est également une question de vie en ville : les chiens. Souvent incriminés dans de sombres histoires : attaques de personnes, combats de rue ou tout simplement, promenade sans laisse, les chiens n'en sont pas moins très présents en ville. Et partout, de plus en plus, ils ne sont plus les bienvenus. Moi-même propriétaire d'un chien, je pense être l'une des seules à respecter la propreté des rues. Mais en contrepartie, je n'ai plus de lieu où je peux laisser mon chien jouer sans laisse, en toute tranquillité. Alors, pourrions-nous, même si ce n'est pas l'une des missions les plus importantes pour la majorité des français, penser un peu à tous ces toutous et à leurs maîtres qui aimeraient un peu mieux vivre en ville ?
Merci et bonne continuation !
Bonjour Fadala Amara,
Bonjour Madame la Ministre.
Vous parlez,dans les cinq points , d'Education.
C'est évident pour tout le monde. Et vous avez raison,mais à mon avis il conviendrait de le placer
EN PREMIER,dans toutes ses composantes.
Par ailleurs,et sur ce même registre,ne pensez vous pas--c'est mon "dada"-- qu'il s'agit,plus globalement,et dans l'extrême URGENCE,de contribuer à
L'EMANCIPATION de TOUS. . (Education,Culture....)
C'est le seul atout garant d'un Fonctionnement Démocratique Normal qui rend posible
l'exercice du libre arbitre ,et ce,bien entendu,dans le Cadre des Lois Républicaines ???
...
Merci Fadala d'y penser..Vite !!!
Jean louis
Bravo! je viens de lire tous vos commentaires et je suis fiére de vous! vous êtes en même temps discréte et présente sur le terrain, également trés active! Vous partez de la réalité pour définir vos projets! c'est peut être cette France là qui va nous permettre de nous remettre en question car elle est vraie, elle a du coeur mais elle saigne , elle souffre de sa non reconnaissance, du mépris d'une partie de la population.Combien de fois j'ai pensé lorsque j'entendais parler des cités,vous avez la richesse du coeur et beaucoup de possibilités, je vous en prie, relevez vous et montrez au monde entier tout ce que vous pouvez faire dans ce qu'il y a de meilleur. Vous en êtes un exemple! Pour redonner le vie, créez dans chaque quartier, chaque village des centres de vie, petits commerces , associations. ne jouez plus le jeu des grandes surfaces! Pourquoi auparavant la vie était meilleure, c'est parce que chacun d'entre nous, nous avions la possiblités d'exprimer notre créativité et nos véritables valeurs. Vous militez pour cela et je ne peux que vous soutenir!
On a supprimé les gardiens d'immeubles parce qu'ils coûtent chers en charges .Pourquoi ne pas supprimer ces charges et remettre les gardiens. Un immeuble sans gardien:il n'y a plus personne de responsable! Que des personnes indifférentes qui ne sont là que pour mettre dans les boîtes à lettres ,les quittances de loyers.nous sommes dans la même embarcation et vogue la galère. On ne dort plus,on vit dans la saleté.Les chômeurs volontaires règlent la vie de l'immeuble.
Ma réflexion sur les difficultés des jeunes, de leurs parents et de ceux qui souhaitent les aider. (Anxiété, mal être, image de soi, prévention, action)
Je voulais partager mon expérience, proposer quelques pistes pour soulager le mal être des jeunes et celui des accompagnants. Faire accepter le changement en changeant nous-mêmes, démonter que « règles et créativité » sont compatibles.
Notre démarche à venir gagnerait dans une vision globale du mal être plutôt qu’une vision « banlieusarde » réductrice et peu structurante. Tous les publics sont touchés aujourd’hui y compris dans nos campagnes.
C’est pourquoi je vous adresse un petit dossier sur mon travail depuis vingt ans autour des troubles de l’image de soi, de l’intérêt que cela présente pour le changement chez ceux qui souffrent sans savoir pourquoi et le font payer cher aux autres, la société, leurs familles, leurs amis, à eux-mêmes.
Depuis plusieurs années, j’ai remarqué une analogie entre certains comportements et le vécu anxieux des abandonniques.
Cela se traduit principalement par un clivage de l’expérience vécue ne permettant pas de vivre l’instant pour ce qu’il est (voir dossier troubles de l’image de soi).
On peut remarquer que notre société renforce ce clivage dans ce qu’elle nous renvoie d’inassimilable (les messages indigestes, il faut, y’a qu’à, faut qu’on).
Tous les outils médiatiques sont bons pour que ne se déploie pas l’expérience interne qui demande plus de temps (rythme) plus d’espace (sensation) pour développer la satisfaction et donner du sens (la réalité).
Certains pensent qu’il faut plus d’autorité, de fermeté pour régler les problèmes que posent certains individus dans ce pays.
Je le pense aussi, je crois qu’il est nécessaire que la loi et l’autorité de l’état soient encore plus visibles.
Cependant nous savons bien que la seule autorité n’agit qu’en surface et ne règle pas les problèmes en profondeur.
Nous savons que l’être humain est tout à fait capable de mettre entre parenthèse ses difficultés quand il le décide ou quand il y est obligé.
Cela ne règle rien pour son vécu anxieux.
Lorsqu’il a exploré tous les dispositifs imaginés pour lui il redevient la bombe à retardement qui explose car elle n’a jamais été désamorcée.
Nous avons la responsabilité d’essayer d’aider ceux qui le souhaitent, ceux qui le peuvent encore, en travaillant le plus possible avec ceux là.
Si nous ne voulons pas laisser l’exclusivité de l’émotionnel à la rue, n’abandonnons pas nos enfants comme ils l’ont été pendant trop longtemps.
Il est possible de travailler sur ces troubles en proposant une approche à la fois ferme mais aussi ambitieuse et créative.
Fermeté - créativité
Mon ambition c’est de croire qu’il est possible de changer les comportements en travaillant sur ce qui les fait naître.
Il s’agit de porter un regard différend sur la relation d’aide, passer de l’assistanat à la rencontre, accepter de ne pas pouvoir tout changer