Née à Clermont-Ferrand, le 25 avril 1964, de parents immigrés algériens, Fadela Amara s’engage dès l’âge de 14 ans dans des associations républicaines, civiques et de défenses des droits de l’homme afin de lutter contre le racisme, l’antisémitisme et toutes les formes de discriminations.

En 1983, elle participe à la marche des beurs.

En 1997, Présidente d’une association de quartier, elle mesure très tôt le délitement du lien social dans les cités, les tentatives de repli communautaire et la montée des mouvances intégristes qui aboutissent à la remise en cause de la place des filles dans les quartiers.

Fervente militante des valeurs Républicaines, Fadela Amara organise les Etats généraux des filles des quartiers en janvier 2002 à la Sorbonne. Plus de 300 jeunes filles et femmes, de toutes origines et de toute la France sont venues témoigner de la violence, de l’insécurité et du poids des traditions qu’elles subissent au quotidien.

De ces Etats généraux est né le « Manifeste de revendication des femmes des quartiers » qui a été adressé à tous les candidats républicains à l’élection présidentielle de 2002.

En février 2003, elle lance la marche des femmes avec pour slogan, le provocateur  « Ni putes ni soumises ». Elle devient la présidente du mouvement qui lutte pour l’émancipation des filles et des garçons, l’égalité des sexes, la laïcité et la mixité dans les quartiers .

La Marche est partie symboliquement de Vitry-sur-seine, là où la jeune Sohanne avait été brûlée vive dans un local à poubelle de la cité Balzac, victime du machisme et de sa volonté de vivre libre.

Pendant 5 semaines, à travers 23 villes étapes, l’association va sensibiliser les pouvoirs publics et les habitants des quartiers aux conditions de vie des filles.

Cette première marche a atteint son objectif : briser l’omerta

Pour preuve : Plus de 30 000 personnes ont défilé derrière la banderole Ni putes ni soumises lors de la journée internationale des femmes le 8 Mars 2003.

Pour répondre au mieux aux attentes des citoyens, le Mouvement Ni putes ni soumises est officiellement créé en avril 2003 sous forme d’association 1901.

Le mouvement compte aujourd’hui 3000 adhérents et plus de 54 comités locaux répartis sur l’ensemble du territoire. Leur rôle est de colporter sur le terrain les valeurs républicaines ainsi que de venir en aide aux jeunes filles.

En août 2004, Fadela Amara a été nommée par le Premier Ministre, membre de la Commission consultative des Droits de l’Homme.

En janvier 2005, Fadela Amara a été nommée par le Président de la République, membre de la HALDE, Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité.

Cursus

CAP d’employée de bureau

Docteur honoris causa de l’Université libre de Bruxelles et de l’Université de Manchester

Distinctions

Prix des droits de l’homme ( Novembre 2003) Prix de la Laïcité ( Novembre 2003) Prix de l’éthique ( Janvier 2004) Prix Claude Erignac ( Février 2004) Prix du livre politique ( Février 2004) Prix des députés ( Février 2004) Prix du travail social par l’Université Alice Salomon de Berlin ( Juin 2004) Prix du Héro Européen par le magazine Times ( Octobre 2004) Prix de la fondation P&V de Bruxelles ( Novembre 2005)

Titres

Docteur honoris causa de l’université libre de Bruxelles ( 16 novembre 2005) Docteur honoris causa de l’université de Manchester ( 11 juillet 2006).

Derniers ouvrages parus

La racaille de la République, de Fadela Amara et Mohamed Abdi. Editions du Seuil, 2006 Ni putes ni soumises, Fadela Amara et Sylvia Zappi. Editions La Découverte, 2005