L'engagement national de l'emploi des jeunes dans les quartiers

Ce matin avec Laurent Wauquier, secrétaire d’Etat chargé de l’emploi , nous avons signé des conventions avec 7 nouvelles entreprises au titre de l’engagement national de l’emploi des jeunes dans les quartiers. Ces 7 nouvelles entreprises : Acticall, Groupe B2S, PMU, Monoprix, la Française des jeux, Crit Interim, WFS s’ajoutent aux 68 entreprises et aux 18 fédérations professionnelles déjà signataires de cet engagement, portant à 75 le nombre d’entreprises actives en terme d’embauches en contrats de travail, en contrat d’alternance ou en offres de stages. E n temps de crise le partenariat avec les entreprises est essentiel pour garder le cap des embauches de jeunes des quartiers plus durement touchés par le chômage et les emplois précaires. Ces mesures spécifiques s’ajoutent bien sûr aux mesures générales mises en place par l’Etat en terme : de suppression de charges pour les embauches d’apprentis, de contrat de professionnalisation, de primes pour l’embauche de stagiaires. La mission du PDG de Véolia, va dans le même sens ; Mr Proglio étant chargé de l’élaboration d’une charte de l’alternance, qui comporte des engagements chiffrés renforçant la part des jeunes des quartiers qui intègrent l’entreprise. Le bilan chiffré pour les jeunes, est, à ce jour, de 22 000 jeunes en entreprises dont 15 000 recrutés en contrat de travail, 2800 en alternance et 3600 en stages . Ces chiffres s’ajoutent aux 10 000 contrats autonomie signés depuis fin 2008 dont le rythme de signature demeure, en ce moment , de 300 par semaine.Signature des 7 conventions avec les entreprises

Des vacances, moi aussi !

Lundi 29 juin à 9h, une superbe journée s'annonce pour les 500 jeunes franciliens et leurs familles conviés par Disneyland Paris à passer une journée dans le parc. C'est le lancement officiel de notre opération, "Des vacances, moi aussi !" Il s'agit pour nous de marquer notre engagement et notre mobilisation afin d'offrir à 100 000 jeunes supplémentaires des vacances lors de l'été 2009, particulièrement difficile du fait de la crise. La politique de la ville fait ainsi passer son budget VVV (ville, vie, vacances) de 4.5 M€ à 6.8M€, soit une augmentation de 50% pour ne laisser aucun projet associatif intéressant de vacances sans financement. Les subventions sont à rechercher auprès des préfectures. Parce que les vacances sont un droit pour tous !

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Vernissage de l'exposition "Générations : un siècle d'histoire culturelle des maghrébins en France" Lyon le 11 juin 2009

ASSOCIATION GENERIQUES

« La ministre vous remercie de votre invitation et vous prie de bien vouloir excuser son absence. Elle aurait aimé être parmi nous ce soir mais son emploi du temps ne le permet pas. Toutefois, elle a souhaité vous livrer un message qu’elle m’a chargée de vous lire ».

Monsieur BOUZIRI, Président de l’association Génériques, Madame Vallaud-Belkacem, Adjointe au Maire de Lyon, Madame Yahi et Monsieur Yazami (Cher Driss), Commissaires de l’exposition Mesdames, Messieurs, Chers amis,

Je tiens à vous féliciter pour le vernissage de l'exposition "Générations : un siècle d'histoire culturelle des Maghrébins en France", portée par l’Association Génériques, que je connais bien, et dont j’apprécie le travail exemplaire depuis plus de 20 ans.

L’association Génériques contribue à créer des liens entre les différents acteurs du monde associatif, culturel et universitaire, à encourager les travaux sur la mémoire de l’immigration en France et dans le monde, et à sensibiliser le grand public sur l’apport des populations étrangères à l’histoire de la France.

Le devoir de mémoire émerge après la seconde guerre mondiale, indissociable des valeurs qui fondent notre République comme la laïcité, la tolérance, le respect des autres et la démocratie.

En effet, nous demeurons des héritiers des générations précédentes et il relève de notre responsabilité de transmettre notre histoire aux jeunes générations. C’est dans ce sens que je soutiens cette exposition.

C’est l’histoire de l’immigration maghrébine en France. Cette histoire, comme beaucoup, j’en fais partie. Mes parents, vous le savez, ont immigré d’Algérie pour s’installer à Clermont-ferrand. Je suis très fière de leur parcours, de leur combat et des valeurs qu’ils m’ont transmises.

Les enfants d’immigrés doivent se souvenir de la détresse de leurs aînés, de leur bonheur et se souvenir surtout de leur part dans la construction de l’édifice républicain. L’origine n’est ni un fardeau, ni un privilège. C’est une immense richesse. Quand on sait d’où l’on vient, on sait mieux où l’on va.

Les immigrés ont façonné le visage de la France depuis maintenant plus d’un siècle, comme les immigrés maghrébins. Ils ont participé à la construction de la France, comme ils ont pris part à sa défense contre le nazisme, le fascismes ou l’obscurantisme, qui menaçaient notre pays.

Ils ont également contribué au relèvement de notre pays, à sa reconstruction économique et du même coup, à la construction de l’Europe. Aujourd’hui, encore, la France a besoin de leur contribution que ce soit pour la République et contre toutes les formes d’intégrismes.

Cette présence a aussi énormément enrichi le patrimoine de notre pays.

La valorisation de toutes les cultures nous font prendre conscience que les valeurs humanistes universelles sont communes à toutes les cultures, dès lors que ce dialogue permet de dépasser les préjugés et rapprocher les peuples.

Même s’il reste encore beaucoup de choses à dire sur le sujet, je conclurais par cette phrase de Kundera : « La culture, c'est la mémoire du peuple, la conscience collective de la continuité historique, le mode de penser et de vivre ».




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Rencontre avec les associations de terrain d'Amiens

A la suite des échauffourées survenues après le décès d’un jeune de 19 ans, dans les quartiers Nord d’Amiens les 20 et 21 mai derniers, j’ai reçu les associations implantées dans ces quartiers hier, au secrétariat d’état à la politique de la ville. Une quinzaine de membres d’associations de terrain ( ALCO, Femmes en mouvement, AC Amiens, Action Vérité, APREDA, Espace travail, Roue libre et Ensemble )étaient présentes en compagnie du sous-préfet de la ville, Mr Philippe Leblanc et du délégué du Préfet, Monsieur Leroy. Les associations ont exposé en détail les difficultés auxquelles ils font face sur le terrain au quotidien et nous nous sommes accordés sur plusieurs points :

Les associations ont énoncé la nécessité de travailler en cohérence pour asseoir le travail commun des collectivités territoriales, des associations, des parents et du délégué du préfet . Le dialogue a été franc et sans langue de bois selon les associations ! Je m’engage à renouveler cet échange afin de renforcer le travail avec les habitants de ces quartiers !

Membres des associations d'Amiens Nord

Viste à Montfermeil

Lundi 11 mai, en compagnie de Michel Barnier, Ministre de l’agriculture et de la Pêche, et de Xavier Lemoine, le maire de la commune de Seine Saint Denis, je suis allée à Montfermeil. Cette visite a permit de mettre en avant la Rénovation Urbaine dans la ville de Montfermeil ainsi que le thème de l’environnement dans les quartiers populaires, en visitant l’Arboretum de la ville.

Nous avons constaté avec enthousiasme, la renaissance de ce parc de 11 hectares, abandonné jusqu'en 2006. L'Europe a insufflé plus de 5 millions d'euros pour sa reconstruction, un exemple qui nous fait prendre conscience des apports de l'Europe.

La ville de Montfermeil est l’emblème par excellence de la mobilisation de l’Europe pour les quartiers, puisqu’elle fait partie des 9 villes françaises et des 70 villes européennes qui ont bénéficié du programme d’initiative communautaires Urban 2 entre 2000 et 2006. Ce programme a permis de financer une centaine de projets structurants dédié au développement durable, à l’égalité des chances et l’accès au savoir et au développement économique local sur les 2 communes de Clichy et Montfermeil. C’est considérable !

Signature d'une convention d'insertion professionnelle au Parc des Princes

Mercredi 6 mai 2009 je me suis rendue au Parc des Princes pour la signature d’une convention d’insertion professionnelle.

Le Paris Saint-Germain s’associe aux côtés de Randstad, de la société Zara et de la mission locale de Belliard pour l’insertion professionnelle de jeunes issus des quartiers populaires. A cette occasion, j’étais accompagnée de Philippe Boindrieux, Directeur Général du Paris Saint-Germain, d’Abdel Aïssou, Directeur Général délégué du Groupe Randstad France, de Jean-Jacques Salaun, Directeur Général de Zara France et de Roger Ferkioui, Directeur de la Mission Locale Belliard (Paris 18ème).

Les différents partenaires s’engagent à tout mettre en oeuvre pour permettre aux jeunes, peu ou pas qualifiés, d’accéder au marché de l’emploi par le biais d’une formation aux métiers de la vente. Ces entreprises qui se mobilisent pour l’emploi et la formation des jeunes sont des précurseurs, elles ont compris depuis longtemps que les quartiers prioritaires étaient les viviers des compétences et des talents de demain.

Parce que c’est dans les quartiers populaires que se trouve la majorité de notre jeunesse et donc notre avenir. Ce que je constate à chacune de mes visites de terrain, lorsque je rencontre les habitants, et notamment les jeunes, c'est que ces quartiers regorgent de potentiels et de forces vives. Les jeunes font preuve plus qu'ailleurs de créativité et de motivation pour pouvoir rebondir.

Ils sont des consommateurs précurseurs, la moitié d'entre eux veulent créer leur propre entreprise. Les jeunes des quartiers sont des acteurs dont notre économie ne peut pas se passer.

parc des princes

Création du conseil national des entreprises pour la banlieue

le 28 avr 2009, Fadela Amara a annoncé la création du Conseil national des entreprises pour la banlieue, chargé notamment de promouvoir les formations en alternance,

Le nouveau conseil sera confié à l'ex-préfet Abdel Aïssou, directeur général délégué du groupe Ranstad/Vedior, et composé dans un premier temps d'entreprises comme Zara, Suez, JC Decaux. Il aura pour mission de promouvoir le partenariat public et privé, notamment avec les Missions locales pour repérer les jeunes et les mettre en relation avec les entreprises, mais aussi pour rapprocher l'entreprise de l'université et des centres de formation Fadela Amara a longuement rencontré les jeunes accueillis à l'Institut des Métiers et des Compétences, un centre formant et plaçant environ 400 étudiants par an.

Mme Amara a aussi annoncé que les entreprises signataires en 2008 d'un engagement en faveur de l'emploi des jeunes de banlieue se sont engagées à signer "plus de 44.000 contrats" supplémentaires d'ici 2010.

Déplacement à Corbeil-Essonnes

Fadela Amara, Secrétaire d’Etat chargée de la politique de la Ville, s'est rendue à Corbeil-Essonnes, lundi 20 avril 2009, pour une présentation des projets de rénovations urbaines à Corbeil-Essonnes. Elle a visité ensuite un chantier de construction de logements neufs et est allée ensuite à la rencontre des habitants des quartiers des Tarterêts et de Montconseil. Enfin, elle a échagée avec des jeunes en parcours d’insertion professionnelle. Mme Amara était accompagnée de Serge Dassault, Sénateur-Maire, Jacques REILLER, Préfet de l'Essonne et Laura KAYALI, Déléguée du Préfet aux Tarterêts. corbeil3

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Fadela Amara inaugure un nouveau centre EPIDe à Saint Quentin

Fadela Amara, Secrétaire d’Etat chargée de la politique de la Ville, s'est rendue à Saint Quentin, vendredi 17 avril 2009. Elle a visité des quartiers qui font l’objet d’opérations de rénovation urbaine. Ensuite, en compagnie de Xavier Bertrand, elle a participé à l’inauguration d’un centre Défense deuxième chance (EPIDe). Les centres EPIDe ont pour objectif d’assurer l’insertion sociale et professionnelle de jeunes, âgés de 18 à 22 ans, en difficulté scolaire, sans qualification ni emploi, volontaires au terme d’un projet éducatif global. Les EPIDe font partis des établissements agrées au titre du Service Civil Volontaire par l’Agence pour la Cohésion Sociale et l’Egalité des Chances (ACSé) et s’inscrit, aux cotés d’autres dispositifs, dans le cadre de la Dynamique Espoir Banlieues.

Fadela Amara rencontre Clara Rojas jeudi 16 avril

Hier à Paris, j'ai rencontré Clara Rojas à l'occasion de la sortie de son livre "Captive". Femme de conviction, elle s'est rappelée combien nous l'avions soutenue à l'époque de sa captivité dans la jungle à travers l'association NPNS. Je lui ai dit combien j'avais apprécié son témoignage pour ce qu'il a d'universel dans le combat contre les extremismes et l'enfermement. Ce récit dit tout ce qu'il est possible de surmonter et de transformer en une nouvelle force. En tant que femme nous avons en commun cette lutte pour la dignité de notre condition.

Clara Rojas

Fadela Amara en viste à Autun et le Creusot

Madame Fadela Amara, Secrétaire d’Etat chargée de la politique de la ville, s'est rendue en Saône-et-Loire le jeudi 16 avril 2009. Au Programme de cette visite de terrain : La signature de la convention Agence National de la Rénovation Urbaine, suivie d'un point presse et d'une visite d'un appartement rénové.

Dans un second temps, Fadela Amara a participé à la signature de conventions destinées à promouvoir l'égalité des chances et à améliorer l'accompagnement des jeunes issus de milieux défavorisés en leur permettant d’accéder aux grandes Ecoles

Enfin, elle a rencontré des femmes du quartier du Tennis.

Halte aux préjugés, par Nicole Guedj et Fadela Amara

Les préjugés semblent être la chose que les humains ont le plus de facilité à partager. En se penchant sur les conflits qui ensanglantent notre planète et les tensions sociales qui traversent notre pays, le constat est saisissant. Au-delà de la complexité des analyses d’experts, il faut bien se rendre à l’évidence : le fond du problème est bien la persistance des préjugés, qui sont sans doute le poison qui menace le plus l’équilibre social et les fondements de notre République. Les préjugés enfantent discriminations et racisme et nuisent au vivre-ensemble. C’est en cela que la lutte contre les préjugés est une priorité et un devoir qui s’impose à tous.

Les préjugés dans notre société, sont comme un virus endormi dans le corps humain. Au moindre signe de faiblesse, ils sont réactivés. Aujourd’hui, la crise économique et la recrudescence des conflits au Proche-Orient réveillent des stéréotypes que l’on croyait pourtant dépassés ou anachroniques.

C’est grotesque, mais il en est encore qui pensent que le juif est cupide et agent d’un vaste complot international, que l’arabe est sanguinaire et fanatique, ou encore que l’auvergnat est radin et le gitan voleur de poules ! C’est insupportable, mais à l’heure du tout scientifique, il en est encore qui ont la paresse intellectuelle et la mauvaise foi de prendre pour dû une opinion de deuxième main, fondée sur des arguments faux et irrationnels.

Solidement ancrés dans les consciences collectives, les préjugés sont tenaces. Ils provoquent des mécanismes d’exclusion ou de rejet à tous les niveaux. Si l’on n’enraye pas cette spirale, ils peuvent engendrer le pire: l’exploitation, l’esclavage, la ségrégation et le génocide. Et même si les idéologies racistes ne se dévoilent pas partout au grand jour, la force du préjugé a rendu le racisme quasiment banal.

Alors, oui, les préjugés sont ridicules, mais pire ils sont surtout dangereux ! C’est pour cela qu’il relève de notre responsabilité collective de les désintégrer, même si, comme le disait Einstein, «Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé» ! C’est pour cette raison que la lutte contre les préjugés et le racisme est une priorité et une condition essentielle au projet républicain.

Ce projet républicain, c’est lui qui nous anime et qui scelle notre engagement commun, au-delà de notre amitié et de nos racines communes laissées en Algérie, moi, Nicole Guedj, née à Constantine, et moi, Fadela Amara, née à Clermont Ferrand, nous citoyennes françaises. C’est pour donner vie au vivre ensemble, que nous avons voulu mobiliser l’ensemble du gouvernement à travers notre action ministérielle, moi Nicole Guedj en participant à la création du comité interministériel de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, moi Fadela Amara, en mobilisant tous les acteurs en faveurs des quartiers de la politique de la ville. C’est pour faire vivre les valeurs universelles que nous avons marché ensemble pour Ni Putes, Ni Soumises en 2003.

C’est également l’engagement qui a rythmé les Assises nationales de la lutte contre les préjugés qui se tiendront le 15 mars, nées de la volonté d’associations, telles que l’Union des Etudiants Juifs de France, SOS Racisme et les signataires du manifeste des 15, de protéger à tout prix le vivre ensemble en France pendant le conflit de Gaza. Au-delà des discours moralisateurs et incantatoires contre le racisme et les discriminations qui ont souvent montré leur inefficacité, voire leur contre-productivité, la vraie question que nous devons nous poser aujourd’hui est comment agir pour renforcer le projet républicain et faire vivre pleinement les valeurs universelles qui le fondent ?

Car lutter contre les préjugés équivaut à réaffirmer le principe d’égalité entre les hommes, car lutter contre les discriminations qui en découlent équivaut à exercer notre devoir de fraternité.

Nous devons être conscients que ces valeurs universelles, la liberté, l’égalité et la fraternité qui ornent les frontons de nos institutions, rayonnent par delà les frontières, comme la fierté de la France. La force du modèle français républicain c’est de répondre au défi de la diversité et de l’altérité, en refusant les élans communautaristes qui ne peuvent aboutir qu’à renforcer les préjugés et les tensions. C’est la force de ne pas céder aux tentations du relativisme culturel, qui sous des airs de fausse générosité sur le droit à la différence, peuvent mener à la différence des droits.

Nos expériences de terrain, en tant que ministres, élues locales, militantes associatives, nous ont montré qu’il était intolérable de justifier certaines pratiques archaïques qui bafouent les droits humains les plus fondamentaux, notamment les droits des femmes, au nom du respect de la tradition de l’autre.

La lutte contre les préjugés ne signifie donc pas que nous ne devons avoir d’avis sur rien et tout accepter. La lutte contre les préjugés, c’est agir pour vivre ensemble sur la base des valeurs universelles que nous avons tous en commun, à commencer par l’égale dignité de chacun. C’est travailler à la construction d’une République métissée qui fasse vivre pleinement les valeurs d’égalité, de laïcité et de justice sociale.

C’est la lutte contre les inégalités sociales et territoriales, qui sont l’objectif de la Dynamique Espoir Banlieues, c’est la lutte contre toutes formes de discriminations, pour que tous les Français, quels que soit leur origine et le lieu où ils vivent, puissent accéder à l’excellence et à l’ascenseur social républicain. Oui, les quartiers populaires sont aussi le vivier des compétences et des élites de demain ! Ils serviront même de modèle à l’ensemble de la société car ils sont le lieu où s’invente mieux que partout ailleurs le vivre-ensemble.

C’est seulement en nous engageant tous ensemble, chacun dans notre réalité quotidienne que nous pourrons changer les mentalités, en agissant pour le projet républicain à l’école, avec les associations, dans le monde de l’entreprise, dans les institutions, en politique, mais aussi au quotidien dans notre famille et sur notre lieu de travail.

La société française est prête pour ce changement en profondeur. Jamais les conditions n’ont été réunies comme aujourd’hui pour promouvoir la diversité sociale et le métissage à toutes les échelles de la société, pour rompre avec la fatalité de la méfiance et des préjugés qui conduisent le monde à se déchirer. L’écrivain Chamfort a dit «Quiconque détruit un préjugé est un bienfaiteur du genre humain». Apportons chacun notre pierre à l’édifice pour faire vivre ce rêve d’humanité et de justice sociale que nous portons tous en nous.

Fadela Amara en visite de terrain à Vitry le François

Fadela Amara s'est rendue jeudi 26 mars 2009 à Vitry le François.

Elle a d'abord visité le quartier Rome Saint Charles, qui bénéficie du programme de rénovation urbaine. Elle a ensuite gagné le quartier du Hamois, pour une présentation du relais poste de Vitry le Hamois et pour une rencontre avec l'association "La Sauvegarde" . Puis, elle a visité un chantier d’insertion au sein de la Mairie, et a rencontré les dirigeants et employés de la Société Mangin – Egly, signataire de la Charte de la diversité. Elle a enfin profité de cette visite pour un échange avec des bénéficiaires du contrat d’autonomie en prochaine sortie positive, et signer de nouveaux contrats. FA_Vitry-Le-Francois__39_ok.jpg Rencontre avec l'association "La Sauvegarde"

FA_Vitry-Le-Francois__202_ok.jpg Fadela Amara et des jeunes qui ont bénéficié du contrat autonomie et qui signaient alors un contrat de professionnalisation pour l'un et un CDD pour le deuxième

FA_Vitry-Le-Francois__227_ok.jpg Rencontre avec les femmes de l'association "l'Oasis", dans le quartier du Desert.

Visite de Fadela Amara dans le Nord

Jeudi 12 mars 2009, Fadela Amara était à Lille, pour faire un focus sur le volet emploi de la dynamique Espoir Banlieues. En visite commune à Lille, Fadela Amara et Nathalie Kosciusko-Morizet se sont rendues dans un cyber espace. Nord-w448-h297.jpg

La ministre s'est ensuite rendue au Carrefour de Lomme, signataire de l'engagement national pour l'emploi. FA-lillecarrefour.jpg Il y a 6mois, Djamel signait un contrat d'autonomie.Aujourd'hui, il est un salarié exemplaire du groupe. Après le groupe Carrefour, la ministre s'est rendue au siège du groupe Holder (Paul, Ladurée...). Le groupe a dépassé ses engagements en matière d'embauches dans les quartiers prioritaires. Le 12 mars, il a de nouveau signé l'engagement national.

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LA présentation du Groupe Holder par le directeur général nord2-w448-h297.jpg

LA présentation par le pôle emploi du Nord et le groupe Holder de la méthode de recrutement par simulation, une bonne pratique pour la promotion des jeunes des quartiers populaires

Les salariés de l'entreprise Paul nord3-w448-h297.jpg

Signature de contrats d'autonomie, au siège du groupe Holder nord4-w448-h297.jpg

Coralie a signé un contrat d'autonomie il y a 6 mois, aujourd'hui, elle signe son premier CDI. nord5-w448-h297.jpg

Fadela Amara a profité de sa visite à Lille pour rencontrer les habitants et les associations, et leur rappeler l'engagement de l'Etat dans les quartiers prioritaires. nord_8-w448-h297.jpg nord7-w448-h297.jpg

Brice Hortefeux et Fadela Amara installent les 175 premiers délégués du prefet

Ils incarnent le retour physique de la République dans les quartiers prioritaires.Leur rôle est de créer un lien direct et personnel entre l'Etat et tous les acteurs de terrain pour s'assurer de la bonne application de la dynamique Espoir Banlieues, saisir les services concernés des problèmes non réglés, veiller à ce qu'une solution soit trouvée et contribuer à ce que chacun travaille dans le même sens.

350 délégués du préfet seront nommés d'ici le mois de juin prochain. Lundi 16 mars, en Seine-Saint-Denis, Brice Hortefeux et Fadela Amara a installé les 175 premiers.

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Le Discours de Brice Hortefeux, ''seul le prononcé fait foi '' Madame la Ministre, chère Fadela AMARA, Madame le préfet, Messieurs les préfets, Mesdames les sous-préfètes, Messieurs les sous-préfets, Mesdames et Messieurs les délégués des préfets,

Je suis heureux de me trouver ce matin, parmi vous, à Saint-Denis, pour cette première rencontre. Ce n’est pas tous les jours qu’il m’est donné l’occasion de rencontrer des pionniers.

A ce jour, vous êtes déjà 175 à avoir fait le choix, tant personnel que professionnel, de répondre à l’appel lancé par le Président de la République et d’exercer à temps plein, pendant trois ans, la nouvelle mission de délégué du préfet.

Votre sens de l’engagement autant que du service public sera précieux pour incarner physiquement l’État dans des quartiers populaires que la puissance publique a pu, à d’autres époques, négliger, oublier et parfois même, disons-le, déserter.

Comme nouveau ministre de la Ville, je suis, comme le rappelle le décret définissant mes attributions, chargé de « définir et mettre en œuvre la politique en faveur des quartiers en difficulté ». J’ai, parallèlement, « la charge de la rénovation urbaine », dont l’objet est de réduire les inégalités sociales.

Cette nouvelle mission est exigeante et passionnante. Elle est surtout utile et nécessaire à notre pays, à son équilibre social, et aux huit millions d’habitants des quartiers populaires. Avec Fadela AMARA et avec chacun de vous, je suis déterminé à mener à bien cette mission.

I. Aujourd’hui, où en sommes-nous ?

La situation de départ, nous la connaissons. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : la politique de la ville concerne 751 zones urbaines sensibles (ZUS) et, plus largement, les contrats urbains de cohésion sociale (CUCS) s’appliquent à plus de 3 000 communes. Malgré les nombreux talents, toutes les énergies et les volontés qu’on y trouve, le taux de chômage des zones urbaines sensibles est, en moyenne, plus du double de la moyenne nationale, et une soixantaine d’entre elles dépassent même les 30% de chômage. Nous le savons tous, l’urgence est réelle.

Face à cette urgence, le Président de la République a souhaité une nouvelle dynamique pour les banlieues. Il en a confié la conception à Fadela AMARA qui, en acceptant d’entrer dans le Gouvernement de François FILLON il y a vingt-deux mois, a eu l’audace de mettre son expérience du terrain au service de la République.

Fadela AMARA a déjà accompli un travail formidable d’imagination, de conception et de relais sur le terrain, avec le corps préfectoral et en relation étroite avec les collectivités territoriales. J’en veux pour preuve qu’à ce jour :

· 43 200 démolitions, 30 000 reconstructions et 92 000 réhabilitations ont été réalisées dans le cadre des opérations de rénovation urbaine ;

· plus de 700 élèves ont été scolarisés dans des « Internats d’excellence » en 2008 ;

· plus de 130 000 enfants et jeunes en difficulté ont bénéficié d’une aide individuelle dans les programmes de réussite éducative.

Si le cap a été fixé, si une dynamique a été créée et si un début de chemin a déjà été parcouru, beaucoup reste, pourtant, à faire. Le Président de la République l’a rappelé dans son discours du 17 décembre dernier, à l’École polytechnique : malgré le volontarisme et les efforts déployés, «cela ne va pas assez vite » dans notre pays. Certains chantiers ont même pris « un retard considérable ».

C’est pourquoi, après le temps de l’innovation et du début de la mise en œuvre, nous entrons, aujourd’hui, dans une nouvelle phase : celle de l’accélération.

Pour nous donner les moyens de notre action, nous avons mis en place un nouveau pilotage institutionnel et administratif. C’est tout le sens des décisions prises ces dernières semaines.

Je pense, tout d’abord, au rattachement du secrétariat d’Etat à la ville à un grand ministère social déjà chargé du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité que je dirige.

Je pense, également, à la transformation de la délégation interministérielle à la ville en secrétariat général du comité interministériel des villes, avec sous sa tutelle 2 opérateurs : l’agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances ACSé et l’agence nationale pour la rénovation urbaine ANRU.

Je pense, enfin, à ce comité interministériel des villes CIV qui se réunira désormais tous les 3 mois, et non plus 1 fois par an comme c’était le cas jusqu’ici.

Dans son discours du 8 février 2008, le Président l’a clairement dit : « depuis que la politique de la ville existe, les habitants des quartiers n’ont eu qu’un seul ministre : celui de la ville. Les autres administrations s’en sont désintéressées et les services publics ont déserté les quartiers ».

Si nous voulons que cette politique réussisse, il faut donc impérativement cultiver, dans les faits et pas seulement dans les textes, sa nature interministérielle.

C’est pourquoi, par délégation du Premier ministre, je pourrai être conduit à présider le Comité interministériel des villes et m’assurerai, ainsi, que tous les ministères concernés jouent le jeu et concrétisent les engagements pris. Je vous le dis avec une certaine solennité : aux côtés de Fadela AMARA, j’entends être à la fois un appui, un soutien et un accélérateur de la dynamique « Espoir banlieues ».

III. Nos objectifs, quels sont-ils ? J’en vois trois principaux.

Tout d’abord, l’éducation et l’accès à l’emploi.

Ce volet de notre action est la condition indispensable aux réussites individuelles, à des vies familiales équilibrées et à la préservation des équilibres sociaux. Je pense, par exemple, au développement des internats d’excellence, à la lutte contre le décrochage scolaire et au déploiement des dispositifs de la deuxième chance, pour ceux qui ont eu des difficultés à l’école, qui sortent sans qualification du système scolaire ou qui n’ont pu poursuivre leurs études.

Parallèlement, le désenclavement et la rénovation urbaine.

Il s’agit de faire en sorte, tant du point de vue de l’aménagement que du cadre de vie, que les territoires de la politique de la ville cessent d’être des quartiers défavorisés et deviennent, ou redeviennent, tout simplement des quartiers comme les autres.

La réussite des opérations de rénovation urbaine déjà engagées et la réalisation de celle prévues dans le Plan de relance, qui mobilise 350 millions d’euros dès cette année, sont impératives.

Enfin, bien entendu, la sécurité.

Parce que c’est le premier droit de nos concitoyens, celui qui permet l’exercice de tous les autres, la sécurité doit être assurée et garantie partout, sur tous les territoires.

IV. Ces objectifs, c’est à vous qu’il revient désormais, sous l’autorité des préfets, de les mettre en œuvre. Concrètement, en quoi doit consister votre mission et quelles sont vos priorités d’action ?

Mesdames et Messieurs les délégués du préfet, je ne vous le cache pas, vous avez fait le choix d’une mission exigeante : concrétiser, dans les quartiers, la politique du gouvernement en faveur des banlieues. Votre mission, je la résumerai en ces mots : agir, c’est-à-dire efficacement et vite.

Concrètement, vous mission repose sur 3 piliers.

(1) Premier pilier : marquer la présence de l’État dans les 350 quartiers les plus prioritaires, notamment ceux concernés par des opérations de rénovation urbaine importantes.

C’est la base de tout : vous devez assurer une présence physique, visible et quasi-permanente sur le terrain. Si vous disposerez naturellement d’un bureau en préfecture pour recevoir, rencontrer et travailler avec vos interlocuteurs des différents services de l’État, ne vous y trompez pas : la préfecture ne doit être que votre « résidence secondaire ». Vous devez être, avant tout, des acteurs de terrain.

En effet, votre mission exige que vous soyez le visage de l’État mais aussi le « local de l’étape ». L’essentiel de votre travail se passera donc dans le quartier dont vous avez la responsabilité. Vous devez en épouser le rythme, en connaître les protagonistes et en découvrir l’histoire.

Comment, sans cela, comprendre la réalité de ce qui s’y passe ? Comment en déceler les déceptions, les attentes et les besoins ? Et comment, aussi, être crédible auprès de la population si vous ne partagez pas, un tant soit peu, son quotidien ?

(2) Cela m’amène naturellement au deuxième pilier de votre mission : écouter les besoins des habitants.

Comprenez-moi bien : il ne s’agit pas d’ouvrir une permanence d’élu ou de vous substituer à eux. Vous avez un statut d’agent de l’Etat. Et j’attends que vous restiez à votre place : la place de la neutralité, du devoir de réserve et de l’action gouvernementale.

Pour autant, vous devez absolument vous impliquer dans la vie de la cité. Votre présence dans le quartier n’a de sens que si vous participez aux réunions avec les principaux acteurs concernés, c’est-à-dire les habitants, les associations, les élus municipaux, les professionnels ou encore les équipes de réussite éducative. Qu’il s’agisse des réunions de suivi des opérations de rénovation urbaine ou de bilan des actions déployées dans le cadre des contrats urbains de cohésion sociale, vous devez, non seulement y assister, mais y faire preuve de réceptivité et de réactivité.

Réceptivité, tout d’abord, puisque quels que soient vos capacités d’adaptation et votre ardeur au travail, vos interlocuteurs en sauront toujours davantage que vous sur la réalité de leur quotidien. En toute humilité, vous devez tirer profit de ce vécu, de ces connaissances et de cette expérience. Vous devez faire une force et devenir l’interlocuteur connu, reconnu, accessible, disponible et efficace.

Réactivité, ensuite. Parce que plus proches du terrain, vous êtes, par conséquent, l’échelon pertinent pour recueillir l’information sur ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Vous devez identifier les signes avant-coureurs des problèmes, alerter le préfet et provoquer la réaction des services de l’État concernés dès que cela est nécessaire. En rendant l’État plus conscient de l’environnement qui l’entoure et en lui permettant, par conséquent, d’être davantage proactif, vous l’autorisez à être totalement opérationnel.

(3) Troisième pilier de votre mission : appliquer les décisions du Président de la République en mobilisant l’ensemble des services de l’État.

Pour cela, vous vous appuierez sur le plan « Espoir banlieues » et les orientations du comité interministériel des villes en veillant à respecter les instructions données par votre préfet.

Pour réussir votre mission, il est, en effet, essentiel que vous receviez de votre préfet des instructions précises et que vous soyez mis en position d’établir des contacts sereins et efficaces avec vos interlocuteurs dans les services de l’État.

C’est pourquoi je demande aux préfets de profiter de l’installation de leurs délégués dans les quartiers pour rappeler aux services déconcentrés l’importance et le contenu du plan « Espoir banlieues ».

Je leur demande aussi, par des rencontres régulières avec vous, de veiller à ce que les services de l’Etat soient effectivement mobilisés pour mettre en œuvre ce plan et vous apporter tout l’appui nécessaire.

Après avoir fixé le cadre de votre mission, je souhaite à présent attirer votre attention sur 3 priorités de votre action.

(1) Je pense, tout d’abord, aux opérations de rénovation urbaine. Il est impératif que vous contribuiez activement au suivi des réalisations des opérations en cours. C’est un axe majeur de la politique de la ville et la première étape vers la fin des ghettos urbains.

Une fois les avenants du « plan de relance » signés, là où il y en a, il vous faudra vous assurer, avec les services de l’État concernés, du respect des délais de réalisation. Il est impératif que les opérations du plan de relance se concrétisent dès cette année.

Au-delà de leur importance majeure pour le présent et surtout pour l’avenir des quartiers, ces travaux sont aussi l’une des réponses à la situation actuelle du marché du travail.

Je compte sur vous pour activer l’application des chartes d’insertion, mobiliser les associations et entreprises d’insertion et le service public de l’emploi afin de permettre l’accès ou le retour à l’emploi des habitants des quartiers concernés.

(2) Vous devrez aussi intervenir dans le registre de l’emploi.

Concrètement, cela passe, par exemple, par l’appui au déploiement des initiatives locales en matière d’accueil des jeunes enfants dans les quartiers.

Initiée par le ministère que je dirige, au titre de la politique familiale, cette action est dotée de 30 millions d’euros sur la période 2009-2011 et ces fonds serviront à financer la mise en place de 1 500 places d’accueil supplémentaires.

J’attache beaucoup d’importance à cette action qui permettra d’atteindre 2 objectifs complémentaires :

- permettre à des mères de famille de travailler sans avoir le souci de la garde des enfants ; - ouvrir des perspectives d’emploi dans les services à la personne.

Dans le même sens, vous devez repérer les expériences réussies d’accompagnement vers l’emploi. Vous devez développer la coopération avec les entreprises et les chambres consulaires qui acceptent de s’investir dans la fourniture de stages et des recrutements de personnes issues des quartiers.

Il faut poursuivre le travail engagé avec les contrats d’autonomie, aider les jeunes prêts à créer leur entreprise, soutenir les activités d’insertion par l’économique à l’image de ce que réalise la société « L’Usine » qui nous accueille aujourd’hui. Plus que jamais dans la période actuelle, cette mobilisation est indispensable.

(3) Votre troisième priorité doit être de faire vivre et d’améliorer les contrats urbains de cohésion sociale.

Outils du préfet pour fédérer l’action des services de l’État et l’articuler avec celle des collectivités territoriales, ces contrats sont la preuve concrète de l’engagement des pouvoirs publics aux côtés des habitants dans le cadre de la politique de la ville.

Là où il y a des opérations de rénovation urbaine, ils sont le support du volet humain qui doit accompagner efficacement l’action sur le bâti et l’urbanisme.

En votre qualité de représentant de l’État dans les quartiers, je vous demande de participer activement à l’évaluation des contrats existants. Il faut, en effet, savoir où en est précisément l’exécution des contrats en cours, quels sont les résultats obtenus, quels sont les besoins non satisfaits et, ainsi, préparer l’échéance de leur renouvellement. Votre rôle d’animation des services de l’État devra permettre d’en améliorer le contenu. Une action mieux définie, mieux adaptée aux besoins, mieux coordonnée au quotidien doit permettre d’atteindre encore plus efficacement les résultats attendus du plan « Espoir banlieues ».

Mesdames et Messieurs,

Jean MONNET avait écrit : « Rien n'est possible sans les hommes, rien n'est durable sans les institutions ». Parce que vous êtes à la fois des femmes et des hommes de conviction et, désormais, des relais des institutions, vous disposez de la faculté d’amorcer l’action tout en creusant le sillon, d’améliorer le présent tout en préparant l’avenir.

Vous l’avez compris, il nous revient à tous et à vous, en particulier, d’impulser, d’oser, d’opérer, afin que l’égalité des chances ne soit pas seulement une priorité dans les mots, mais devienne, le plus vite possible, une réalité dans les faits. Il est urgent de passer, comme l’a rappelé le président de la République, « d’une République des droits formels à une République des droits réels ».

Représentants de l’Etat dans les quartiers :

Soyez les facilitateurs des réponses attendues par la population,

Soyez les animateurs des services publics,

Soyez les émissaires de la République dans les quartiers populaires.

Fadela Amara en visite à Sevran

Fadela signe les contrats d'autonomie. A sevran, 51 jeunes ont signé un contrat d'autonomie depuis le 6 novembre 2008, le 23 février 2009, une dizaine de jeunes ont pu profiter du dispositif.

sevran-w448-h297.jpg sevran2-w448-h297.jpg sevran1-w448-h297.jpg La visite a permis à Fadela Amara de découvrir le projet de rénovation urbaine du quartier Rougemont qui bénéficie du plan de relance. Le quartier va être doté d'un nouveau stade et d'une nouvelle crèche.

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Visite de l'ancienne crèche.

Fadela Amara à Clairefontaine

Fadela Amara s'est rendue à Clairefontaine dans les Yvelines, jeudi 19 février 2009. Cette visite avait pour objet de mettre en lumière le dispositif "Permis, Sport, Emploi" dont la Fédération Française de Football est partenaire. 100 jeunes, issus de la Seine Saint Denis, bénéficient ainsi de ce dispositif de retour à l'emploi.

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Projet de loi visant à lutter contre les discriminations liées à l’origine, réelle ou supposée,DE Mme Georges Pau-Langevin.Le discours de Fadela Amara à l'Assemblée Nationale

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Monsieur le Président,

Madame le rapporteur, Madame Pau Langevin,

Monsieur le Président de la Commission des lois, Monsieur Warsmann,

Monsieur le Président de la Commission des Affaires Sociales, Monsieur Méhaignerie,

Mesdames et Messieurs les députés,

Nous sommes aujourd’hui réunis pour discuter d’un sujet grave, de quelque chose qui est vécu comme une blessure, et qui, si nous ne faisons rien, peut devenir une verrue sur le visage de notre République. Les cris de certains de nos concitoyens en métropole et outre mer nous le rappellent aujourd’hui.

Cette République a été construite par ses pères fondateurs sur des valeurs extrêmement fortes, qui devaient mettre définitivement ses citoyens à l’abri de tout risque de discrimination, de marginalisation et d’exclusion.

« Liberté, égalité, fraternité », Mesdames et Messieurs, ces trois mots vous les connaissez tous. Ils résonnent dans le cœur de tous les Français, ils ornent les frontons de nos institutions. Ils sont le ciment de notre République. Ils symbolisent la fierté d’être Français.

Mesdames et messieurs les députés, la liberté et l’égalité, ce sont des avantages sociaux que nous exigeons des autres. La fraternité, c’est une vertu que nous exigeons de nous-même.

La liberté et l’égalité sont nos droits, la fraternité est notre devoir. Ce devoir de fraternité implique que chacun d’entre nous s’engage à combattre les discriminations dans toutes les sphères de la société.

La liberté et l’égalité, si elles sont seules, si elles ne sont pas animées par l’esprit de fraternité, ne sauraient suffire à rendre une démocratie forte et durable.

La liberté et l’égalité font des citoyens, la fraternité peut faire une patrie. Mais la fraternité est aujourd’hui mise à mal par les discriminations qui persistent toujours et encore, et c’est cela la vraie question.

Mesdames et messieurs les députés, toute question sociale tend vers un idéal. Et l’idéal de cette question, l’idéal de la discrimination, c’est son abolition.

Pour abolir la discrimination, nous devons aujourd’hui poser un acte politique fort, élaborer une loi qui permet de tourner définitivement la page.

Mesdames et messieurs les députés, jamais les conditions n’ont été réunies comme aujourd’hui pour mener ce grand débat dans la société française. Nous voyons bien que nous vivons depuis peu un tournant sans précédent dans notre Histoire.

Vous le savez, et je me livre à vous, j’ai fait le choix politique d’entrer dans le gouvernement de François Fillon.

La raison ultime qui a emporté mon adhésion, je l’ai trouvée dans la volonté du Président de la République et finalement dans la volonté d’un homme, qui a eu le courage inédit de porter un acte politique fort en nommant trois femmes issues de l’immigration au gouvernement. En nommant Rachida Dati au poste régalien de Garde des Sceaux. Pendant le Congrès de Versailles, j’ai vu Rachida Dati poser le sceaux de la réforme de la Constitution, la loi fondamentale de notre République, quelle symbole !

Dans 20 ou 30 ans, cet acte politique restera dans l’Histoire, comme un marqueur important de l’évolution de la société française, comme la rupture avec un ghetto mental, avec un tabou.

Depuis ces premiers actes forts du Président de la République, les différentes mesures du gouvernement sont la démonstration constante d’une volonté sans faille de lutter contre toutes les discriminations.

Jamais, de mémoire de militante des droits de l’Homme issue de l’immigration, jamais je n’ai vu fleurir autant de textes, autant d’outils et de dispositifs en faveur de la lutte contre les discriminations et de la promotion de la diversité, et ce, dans tous les domaines. Jamais on n’a nommé autant de hauts fonctionnaires, ni décerné autant de médailles et de distinctions honorifiques dans les rangs des citoyens français issus de l’immigration. Je vous invite à consulter le Journal Officiel pour le constater. C’est une question qui anime désormais chaque ministre.

En ce qui concerne la mission qui m’a été confiée par le Président de la République dans le domaine de la politique de la ville. Nous avons impulsé une nouvelle politique qui marque un retour sans précédent de l’Etat à travers un programme d’action triennal de chaque ministre du gouvernement en faveur des quartiers et des banlieues populaires.

Cela n’est pas un hasard si j’ai appelé cette politique la « Dynamique Espoir Banlieues. »

Cette dynamique qui engage tous les acteurs, les collectivités locales, la société civile et le monde de l’entreprise, vise un seul et unique objectif : le retour de la République et la remise en marche de l’ascenseur social républicain pour faire des quartiers et des banlieues populaires le vivier des compétences et des élites de la France de demain.

Mesdames et messieurs, cette dynamique est bien en marche. Le rapport de l’Observatoire National des Zones Urbaines Sensibles en atteste.

Je suis consciente que cela n’est qu’un début, mais pour la première fois, grâce à ce volontarisme républicain renforcé, nous vivons un changement de tendance, l’amorce de quelque chose de positif, et ce sur des axes aussi importants que la rénovation urbaine, l’emploi, et surtout la réussite éducative. Parce que, Mesdames et Messieurs les députés, avec des inégalités dans l’éducation et dans l’instruction, je vous défie d’avoir jamais l’égalité des droits. Il est loin ce temps où les enfants d’ouvriers étaient représentés dans les grandes écoles, que s’est-il passé ? Cette question lancinante je me la pose, mesdames et messieurs les députés.

Voilà pourquoi j’ai fait de l’éducation, qui est le creuset de l’égalité des chances et de la citoyenneté, la première priorité de la Dynamique Espoir Banlieues. Et les résultats sont là et vont monter en puissance, portés par ce nouvel élan qui mobilise la société française.

Jamais, Mesdames et Messieurs les députés, autant d’élèves des quartiers populaires n’ont été accompagnés dans l’accès aux études d’excellence, avec 1250 jeunes en « Internat d’excellence » en 2008, avec le lancement des 100 premières « Cordées de la réussite », un système de tutorat en partenariat avec les grandes écoles.

Jamais, notre pays n’a connu une si grande volonté de lutter contre le décrochage scolaire et de donner une deuxième chance aux jeunes qui quittent le système scolaire sans qualification ni diplôme. En 2008, les Ecoles de la deuxième chance ont accueilli 4 129 jeunes. En 2009, je me suis fixée l’objectif de 6 000 jeunes et la création de 20 à 25 sites écoles supplémentaires.

Je salue d’ailleurs l’ambition de la proposition de loi visant à créer une Ecole de la Deuxième chance dans chaque ville de plus de 50 000 habitants.

Jamais il n’y a eu autant de textes en faveur de la promotion de la diversité dans la fonction publique, jamais il n’y a eu autant de chartes et de labels dans le monde de l’entreprise.

Mesdames et Messieurs les députés, vous le savez, le 17 décembre 2008, le Président de la République est allé encore plus loin dans son discours extrêmement fort à l’école Polytechnique, qui a été accompagné de la nomination du Commissaire à la diversité et à l'égalité des chances Monsieur Sabeg.

Ce discours historique est contemporain de votre proposition de loi, cela démontre une attente forte et partagée par tous, Madame le rapporteur.

Mesdames et messieurs, cette politique a été sans aucune ambiguïté engagée sous l’angle du critère social parce que les inégalités sociales englobent toutes les autres.



Le Président de la République a présenté très clairement le projet de société que nous défendons au bout de ce volontarisme renouvelé. L’égalité républicaine « c’est l’égalité devant la loi, l’égalité des droits et des devoirs, c’est l’égale dignité des personnes, c’est l’égalité des chances ».

Pour s’assurer d’une mise en œuvre efficace de cette priorité au-delà des discours, le Président de la République a demandé à la communauté scientifique de travailler à l’élaboration des outils les plus pertinents pour évaluer nos avancées. Des instruments qui correspondent à la tradition de la France et aux principes républicains, loin de la caricature des statistiques ethniques et de son corollaire de la discrimination positive et des quotas, qui sont une illusion et qui peuvent aboutir à créer une société segmentée, balkanisée, voire communautarisée.

Jamais la détermination d’ouvrir la société à l’ensemble des couches populaires n’a été autant partagée par l’ensemble des élus et des intellectuels.Et cette lame de fond qui traverse la France est née bien avant l’élection de Barack Hussein Obama à la Présidence des Etats Unis.

Mesdames et messieurs les députés, les esprits sont prêts ! La lutte contre les discriminations est devenue une question centrale, une question qui rencontre un consensus très fort de l’ensemble de la représentation nationale dans sa diversité politique.



Toutes les conditions sont aujourd’hui réunies pour nous permettre de porter d’une manière collective l’abolition des discriminations, comme on a autrefois aboli l’esclavage et plus récemment, la peine de mort.

Nous devons nous saisir de cette opportunité, au delà des clivages, pour travailler ensemble sur un texte abouti qui rencontre l’adhésion de tous les acteurs.

Je tiens notamment à saluer l’adoption à l’unanimité, le 11 février dernier au Sénat, de la proposition de loi défendue par la sénatrice Bariza Khiari, qui est d’ailleurs la Marraine de l’opération « Talents des cités », aux côtés du Sénateur Christian Demuynck.

Comme vous le savez, cette proposition de loi supprime les conditions de nationalité qui restreignent l'accès des travailleurs étrangers à l'exercice de certaines professions libérales ou privées. Ce texte intelligent et abouti, qui a dépassé les clivages politiques, est une réelle avancée vers une meilleure insertion des populations étrangères, qui sont les premières victimes de discriminations. Il témoigne de cette volonté nouvelle et de cette grande dynamique en marche dans notre pays.

Cette dynamique nous amène à aborder tous ensemble le débat fondamental du droit de vote des étrangers au niveau local. Monsieur Méhaignerie, Monsieur Apparu, Monsieur Goldberg, à titre personnel, je partage entièrement votre position.

Le vote est facteur d’intégration. Et il est difficile de demander à quelqu’un de s’intégrer pleinement dans un pays quand on ne lui permet pas de participer aux décisions sur son futur.

Madame la députée Pau Langevin, oui, les entreprises doivent s’impliquer en première ligne dans la lutte contre les discriminations en publiant leurs actions dans leur bilan social et en informant les comités d’entreprise.

Oui, nous devons renforcer l’efficacité de la Halde et les institutions qui oeuvrent contre les discriminations en asseyant leur autorité dans les territoires. Oui pour associer plus largement tous les autres acteurs à la lutte contre les discriminations.

L’Etat doit lui-même être exemplaire en matière de mise en œuvre des politiques en faveur de l’égalité des chances, exemplaire dans la lutte contre les discriminations, la promotion de la diversité, la transparence des résultats. L’Etat doit être exemplaire avec, à ses côtés, les collectivités locales, les partis politiques et les entreprises.

Madame la députée, tous ces dispositifs sont nécessaires, mais pas suffisants car pas aboutis et pour tout vous dire, un peu en décalage par rapport à l’ampleur du mouvement initié par le gouvernement et que nous voyons monter. Je salue votre volonté, mais cet enjeu crucial nécessite un travail plus approfondi et plus affiné. Je dirais même plus complet.



J’ai vu que vous voulez débarrasser l’attribution des logements sociaux de tout risque de discrimination. Mais que dire du parc privé où les gardes fous contre les discriminations sont encore moins nombreux ?

Voilà un exemple, je peux vous en citer d’autres qui montrent que le texte ne couvre pas tous les champs de la société. Plus encore, ce qui manque dans ce texte, c’est l’adhésion de tous. Ce dont nous avons besoin aujourd’hui, c’est d’un texte abouti et complet qui signe définitivement l’acte de décès des discriminations, quel que soit le type de discrimination.

Je souhaiterais que nous puissions ouvrir ce nouveau sillon sur la base d’une adhésion de l’ensemble des acteurs. Je veux proposer au Président de la République et au Premier Ministre, en relation avec le Parlement, de lancer une grande concertation avec les syndicats, les comités d’entreprise, les associations, les enseignants… Bref, tous les acteurs.

Oui, nous devrons prendre acte des conclusions du rapport qui sera remis fin mars par le Commissaire Sabeg, qui ne manqueront pas de susciter de grands débats, mais qui j’en suis sûre, seront très enrichissants.

Je tiens à saluer le Président de la Commission des affaires culturelles, familiales et sociales Pierre Méhaignerie, pour son excellente initiative d’avoir lancé une mission d’information sur les écoles de la deuxième chance et l’accès à l’emploi, le 28 janvier dernier.

Je remercie particulièrement les membres de cette mission : les députés Jacques Grosperrin, Gérard Cherpion, Jean-Patrick Gille et Marie-Renée Oget. Nous attendons leurs conclusions pour le courant du mois de mars. Voilà, la dynamique est là ! Votre proposition de loi est la preuve de cette prise de conscience qui gagne l’ensemble de la société. Nous ne pouvons pas manquer ce grand rendez vous. Ce rendez vous si nécessaire pour notre Nation. Oui, nous devons aller encore plus loin car ce qui est en cause est la question de la fraternité d’où découlent les discriminations et qui relève de notre devoir à tous.

Pour finir, je rappellerai à notre mémoire une phrase de Clémenceau. « Il faut savoir ce que l'on veut. Quand on le sait, il faut avoir le courage de le dire ; quand on le dit, il faut avoir le courage de le faire ».

Mesdames et messieurs les députés, vous connaissez ma détermination, je sais que vous avez ce courage.

Et je vous le dis, moi, Fadela Amara, fille d’immigrés et au nom du gouvernement de la République, je vous tends la main pour que nous puissions travailler ensemble à ce texte fondamental.

Le défilé des cultures à Montfermeil, véritable défilé de talents

Le défilé des cultures est organisé tous les ans par la mairie de Montfermeil depuis 2005. Le principe: permettre aux femmes des quartiers populaires de la ville de présenter devant près de 1000 personnes, mais aussi devant les représentants de grandes maisons de couture, des costumes qu'elles ont elles-même confectionnés dans le cadre d'ateliers fortement créateurs de lien social.

La première partie du défilé était consacrée aux costumes traditionnels : chaque participant réalise et défile dans un costume de son pays d'origine (125 participants). Pays représentés : L’Algérie, la Syrie, le Brésil, le Cameroun, les Comores, la France et les Dom-Tom, la Guinée, Haïti, l’Ile-Maurice, l’inde, le Mali, le Maroc, la Mauritanie, le Pakistan, la Pologne, le Portugal, la République du Congo, le Sénégal, le Sri Lanka, la Syrie, la Tunisie et la Turquie.

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La deuxième partie était consacrée aux créations de l'année. Cette année le thème était celui des " fleurs" car dans le quartier des Bosquets, chaque rue porte un nom de fleur (80 participants).

Un bravo à la mairie de Montfermeil pour l'organisation de cet évènement, et un remerciement particulier aux parrains de la soirée.

Alexandre Boulais, représentant la maison Thierry Mugler Edouard Schneider, représentant la maison Sonia Rykiel Katherine Pradeau, créatrice de mode. Magloire. Merci aussi à la maison L’Oréal pour son soutien.

2ème rendez-vous Espoir banlieues à Dreux, plus de 1500 personnes étaient réunies pour faire avancer la dynamique

Ils étaient nombreux, associations, représentants de l'Etat et des collectivités locales ou simplement habitants des quartiers populaires venir s'exprimer dans ce deuxième forum associatif, organisé cette année à Dreux.

Rencontres, échanges, propositions: les associations qui oeuvrent chaque jour sur le terrain pour le vivre ensemble ont pu présenter leur travail mais aussi expliquer leurs inquiétudes.

discours_d__accueil_du_maireok.jpg Discours d'accueil du député maire de Dreux:Gérard Hamel dreux-w448-h297.jpg Laurence Lascary, la gagnante de l'édition 2008 de Talents des cités était l'une des intervenantes de la seconde table ronde

dreux1-w448-h297.jpg

dreux_2-w448-h297.jpg Plus de 1500 participants, et parmis eux, des représentants de l'Etat mais surtout des acteurs associatifs.



dreux_3-w448-h297.jpg Un grand merci à Marie-José Alie et à Marc-Olivier Fogiel qui ont animé les débats

Regardez le reportage de la chaîne rebondir web tv sur le www.rebondirwebtv.fr/?wtv=181

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